Le sérieux coup de frein des immatriculations de voitures neuves
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Stellantis a vu ses immatriculations reculer de près de 17% le mois dernier.
Reuters
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Stellantis a vu ses immatriculations reculer de près de 17% le mois dernier.
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C'est un (nouveau) coup dur pour l'industrie automobile. Dans l'Hexagone, les immatriculations de voitures neuves ont largement plongé, de 14,5 %, le mois dernier, d'après les chiffres publiés ce mardi par la plateforme automobile (PFA), le lobby du secteur. Seules près de 154 000 voitures particulières ont été écoulées, soit 26 000 de moins qu'en mars 2024. C'est Stellantis qui essuie la plus forte baisse. Le géant franco-italo-américain a vu ses ventes reculer de 17 %, à 43 000 immatriculations. En face, son grand rival Renault a vu ses ventes reculer légèrement de 1 %, à 43 200 unités. Le groupe Toyota, champion des voitures hybrides, voit pour sa part ses immatriculations chuter de près de 16 %, à 10 100 unités.
D'après Marie-Laure Nivot, analyste au cabinet AAA Data, « cette chute du marché des voitures neuves était largement prévisible après les immatriculations anticipées en février liées à la baisse du bonus et à la hausse du malus. » Elle considère ainsi que les « tendances mensuelles » seront « moins perturbées à partir du mois prochain ». Il n'empêche que les chiffres révèlent « à quel point le marché reste déprimé », souligne-t-elle, au regard de sa chute de près 8 % sur les trois premiers mois de l'année.
Sur le front des voitures électriques, les ventes reculent dans le sillage du marché. Leur part de marché s'établit à 19 % au mois de mars - soit un petit point de plus que le mois précédent. Si les particuliers boudent globalement encore cette motorisation, les entreprises sont en revanche beaucoup plus nombreuses à s'y convertir. Les particuliers en ont acheté 46 % de moins qu'en mars 2024, lorsque les véhicules électriques étaient alors soutenus par le dispositif du leasing social. En revanche, les achats des entreprises ont flambé de 54 %.
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Il faudra voir si cette tendance se poursuit. Les entreprises ont en effet un rôle clé dans la transition vers l'électrique. Car les véhicules professionnels ont ensuite vocation à alimenter le marché de l'occasion, aujourd'hui embryonnaire. Or celui-ci est perçu comme le principal catalyseur, dans les années à venir, de la démocratisation des voitures électriques.