Renault veut aider son partenaire Nissan à remonter la pente
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Luca de Meo, le patron de Renault.
Reuters
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Renault et Nissan ont annoncé, ce lundi, un assouplissement de leur alliance. Les nouveaux termes sur lesquels les deux géants de l'automobile sont tombés d'accord visent, in fine, à donner une bouffée d'air sur le plan financier au constructeur nippon, aujourd'hui en grande difficulté. En contrepartie, Renault semble y gagner sur un plan industriel.
En premier lieu, les deux partenaires pourront désormais descendre à 10 % de participations croisées - contre 15 % jusqu'à présent. Nissan, qui possède 15 % de Renault, aura concrètement l'occasion de vendre une partie de ses parts, et de faire remonter du cash.
En second lieu, Renault va mettre la main sur l'intégralité du capital de Renault Nissan Automotive India Private Ltd (RNAIPL), l'usine qu'il possède en joint-venture avec Nissan en Inde. Le constructeur au losange disposera donc de 100 % des parts, contre 49 % actuellement. Mais des accords prévoient que Nissan « continuera à s'approvisionner auprès de RNAIPL pour servir l'Inde ainsi que l'export ». Ce qui permet à Renault d'avoir des garanties, en clair, quant au niveau de charge de l'usine. Celle-ci est capable, d'après le constructeur au losange, d'assembler jusqu'à 400 000 autos par an.
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Dans un communiqué, le groupe dirigé par Luca de Meo précise que l'impact sur le free cash-flow de cette opération avoisine les 200 millions d'euros. Mais Renault assure que cela ne remet pas en cause sa perspective financière pour 2025. Le constructeur indique avoir « déjà identifié les mesures nécessaires afin de compenser cet impact ». En outre, Renault et Nissan continueront d'opérer ensemble leur centre de R&D en Inde.