Les résultats de Stellantis dégringolent au premier semestre pénalisés par le recul des ventes
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Stellantis a toutefois préservé une marge opérationnelle à 10% du chiffre d'affaires.
Gonzalo Fuentes
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Stellantis a toutefois préservé une marge opérationnelle à 10% du chiffre d'affaires.
Gonzalo Fuentes
[Article publié le jeudi 25 juillet 2024 à 8h49, mis à jour à 9h32] À mi-chemin de 2024, le bilan n'est pas bon pour Stellantis. Le constructeur automobile a annoncé ce jeudi un bénéfice net de 5,6 milliards d'euros au premier semestre, en recul de -48% par rapport à la même période l'année dernière où il avait enregistré un bénéfice record de 10,9 milliards. Son résultat opérationnel courant a aussi plongé de -40%, à 8,4 milliards d'euros. Quant au chiffre d'affaires, la baisse est moindre, mais tout de même importante (-14%, à 85 milliards d'euros) sur fond de marché automobile atone.
Stellantis a toutefois préservé une marge opérationnelle à 10% du chiffre d'affaires, en repli de 4,4 points mais toujours au-dessus de la plupart de ses concurrents. Ce, grâce à la « réduction des coûts des composants, du personnel et de la logistique ». Et le groupe confirme son objectif de marge « à deux chiffres pour 2024 ».
La forte baisse des résultats semestriels de Stellantis est « principalement due » à un recul des ventes en Europe (-6%, notamment sur les Fiat 500, Opel Mokka et Jeep Renegade). Mais surtout en Amérique du Nord (-18%), son marché phare, où sa part de marché et ses ventes ont baissé, selon sa direction. Ce qui s'explique principalement, selon le groupe, en raison de modèles abandonnés à l'instar des Dodge Charger et Challenger ou des Jeep Renegarde et Cherokee.
Le groupe a également fait face à des « pénuries temporaires de production, dues à une période transitoire de renouvellement » de certains de ses modèles phares, comme le pickup Ram 1500 et le SUV Peugeot 3008.
Ces résultats se révèlent en deçà des attentes des analystes, notamment de Bloomberg et FactSet. Si bien que, dans les premiers échanges à la Bourse de Paris ce jeudi matin, l'action de Stellantis a chuté de -10,95%, à 16,28 euros, peu après 9h00. Soit l'une des pires baisses du CAC 40, en recul de -1,7% dans le même temps. Depuis le 1er janvier, Stellantis a perdu -23% en Bourse.
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Les marchés ne sont pas les seuls déçus de ces résultats. Aux yeux du groupe non plus, ils « ne sont pas à la hauteur de nos attentes, reflétant à la fois un contexte industriel difficile et nos difficultés opérationnelles », a expliqué le directeur général, Carlos Tavares, dans un communiqué.
Stellantis « espère que l'impact de ces lacunes dans son portefeuille de produits a atteint son niveau maximal, et que les mesures prises par la direction pour améliorer les résultats en Amérique du Nord et en Europe élargie, ainsi que pour Maserati, offriront d'importantes opportunités de hausse des performances pour le deuxième semestre 2024 et l'année 2025 », a souligné la direction.
Ce début d'année a été « plus compliqué que prévu » et le marché a été « difficile », a reconnu la directrice financière du groupe, Natalie Knight, lors d'une conférence de presse. Elle s'affiche toutefois optimiste pour la suite. 2024 est une « année de transition avant un fort rebond avec nos nouvelles gammes de voitures », a-t-elle assuré. Et les 20 nouveaux modèles prévus cette année « vont changer la donne », a-t-elle affirmé.
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Le groupe a déjà lancé à l'aube de l'été sa nouvelle C3 Aircross. Parmi les autres modèles à venir, les Jeep Wagoneer S et Dodge Charger au troisième trimestre et le Ram Rev au quatrième. D'ailleurs, la baisse de la marge opérationnelle en Amérique du Nord et en Europe élargie est en partie liée à des opérations de déstockage avant l'arrivée de ces nouveaux modèles.
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Pour tenter de redresser la barre, le groupe, qui a aussi dû faire face à une « concurrence avec des politiques de prix agressives », envisage de revoir ses tarifs et promotions, notamment aux États-Unis. Et compte sur ses châssis « multi-énergies » (des mêmes modèles proposés en essence, hybride ou électrique) pour s'adapter à l'électrification du marché, plus lente que prévu.
(Avec AFP)
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