Renault : Carlos Ghosn contre-attaque et saisit les prud'hommes

 |   |  456  mots
J'ai des droits vis-à-vis de Nissan, vis-à-vis de Renault, qui n'ont pas été respectés, et je compte bien les réclamer en justice, avait prévenu Carlos Ghosn mercredi dernier, lors d'une conférence de presse.
"J'ai des droits vis-à-vis de Nissan, vis-à-vis de Renault, qui n'ont pas été respectés, et je compte bien les réclamer en justice", avait prévenu Carlos Ghosn mercredi dernier, lors d'une conférence de presse. (Crédits : Reuters)
Le litige porte sur le versement d'une indemnité de départ en retraite de 249.999,99 euros. Une audience est prévue "fin février", ont indiqué les deux parties, sans dévoiler la date précise.

L'ancien patron de Renault, Carlos Ghosn, qui a fui le Japon où il est poursuivi pour malversations, a saisi en référé les prud'hommes pour réclamer le paiement de son indemnité de départ en retraite, selon des sources concordantes confirmant, lundi, une information du Figaro.

"Il y a une procédure auprès des prud'hommes" à Boulogne-Billancourt, siège du groupe, a confirmé à l'AFP une source dans son entourage. Un porte-parole de Renault a confirmé que le constructeur automobile a "reçu fin décembre une assignation aux prud'hommes".

Une audience est prévue "fin février", ont indiqué les deux parties, sans dévoiler la date précise.

Litige sur l'indemnité de retraite

Le litige porte sur le versement d'une indemnité de départ en retraite de 249.999,99 euros. Cette somme ne lui a pas été versée par Renault au motif que Carlos Ghosn aurait démissionné de l'entreprise fin janvier 2019, alors qu'il était encore en prison au Japon.

Mais l'ancien patron, actuellement au Liban, assure avoir quitté l'entreprise, sans démissionner, afin justement de faire valoir ses droits à la retraite, alors qu'il était de fait empêché de diriger le groupe.

"Compte tenu notamment de son arrestation au Japon en novembre 2018, Carlos Ghosn, s'est vu contraint, le 23 janvier 2019, d'informer Renault de sa décision de quitter définitivement l'entreprise, afin de prendre sa retraite", affirme sa défense.

"J'ai des droits [...] qui n'ont pas été respectés"

Au printemps 2019, il a d'ailleurs fait les démarches pour liquider ses droits. "Il bénéficie du versement de cette pension depuis le 1er juin 2019, tant au titre du régime de base que du régime Agirc - Arrco", a-t-on précisé de même source. "Or, en dépit de [...] ses demandes répétées auprès de [Renault], son indemnité de départ en retraite ne lui a toujours pas été versée, plus de 10 mois après" son départ.

"J'ai des droits vis-à-vis de Nissan, vis-à-vis de Renault, qui n'ont pas été respectés, et je compte bien les réclamer en justice", avait prévenu Carlos Ghosn mercredi dernier.

Lire aussi : Carlos Ghosn se pose en victime d'un complot, orchestré par "une poignée d'individus sans scrupules"

Dans son entourage, on précise qu'une autre procédure, cette fois auprès du tribunal de commerce, est envisagée pour obtenir sa "retraite chapeau" d'un montant brut de 774.774 euros par an, ainsi que 380.000 actions de performances.

Lire aussi : Les faramineuses "retraites chapeaux" bientôt plafonnées (Le Maire)

Ces titres, attribués de 2015 à 2018 sous condition de présence dans l'entreprise quatre ans plus tard, sont évaluées à environ 15,5 millions d'euros au cours actuel de l'action Renault.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 14/01/2020 à 13:52 :
Pour tout verser dans un paradis fiscal, pas question !
a écrit le 14/01/2020 à 12:24 :
J'avais compté 4 présumé coupable : Carlos Ghosn, Nissan, la Justice Japonaise, et celui ou ceux qui voulait imposer la fusion en s'aidant des droits de vote de la loi Florange.
Voici un 5ème, car il ne faut pas confondre moral et légal (ou immoral et illégal).

A la fin tous seront perdant, pas que Ghosn retraité libanais forcé.
a écrit le 14/01/2020 à 8:35 :
cet personne n'a aucun honneur iln'y a que le fric qui l'interesse
les prudhommes ont ete créer pour defendre les salaries contre les employeur.
et qui plus est résidents aux pays bas alors c'est a ce pays qu'il doit s'adresser
a écrit le 14/01/2020 à 1:05 :
Chapeau bas!
Il semblerait qu’à une certaine altitude, le droit du travail hésite entre gazeux et liquide.
Nous dirons nébuleux. CDD, CDI, autre....?
De bon droit sans douteMonsieur G. réclame des indemnités de précarité dûes à fin de contrat. C’est pas de chance, c’est les soldes, mais Monsieur G, bon empereur s’en contenterait. Il la veut son indemnité à prix d’appel à 249 999, 99€.
249 999, 99€! J’aimerais connaître le coût de ce centime manquant. Peuchère!
Je gage qu’à partir de 250K€, il y doit bien y avoir une petite taxe de quelque chose, quelque part, pour quelqu’un. Ou alors c’est du vice.
Souhaitons qu’il ne soit pas trop exigeant sur l’évaluation financière d’un préjudice supplémentaire. Monsieur G. ignore peut-être que la loi en France fixe désormais des tarifs dans les conflits prud’hommaux, comme jadis le prix du pain.
La justice serait-elle moins libre que le commerce?
Nous attendons avec impatience la jurisprudence qui en découlera.

Quand Monsieur G quitte une entreprise, il ne démissionne pas lui! Non, il quitte une entreprise, cela n’a rien à voir. Il s’en va et veut sa retraite, quoi de plus naturel.
Monsieur G a résolu à lui tout seul l’épineuse et très actuelle question de nos régimes de retraites. Lui, il fait payer l’entreprise et je n’avais pas imaginé une telle connivence entre Monsieur G et les syndicats les plus radicaux.

Il aime les chiffres Monsieur G., et il a beaucoup d’humour.
Sa retraite chapeau de 474 474€ annuel, sonne pourtant un peu comme un modèle Boeing. De ceux qui s’écrasent causant la mort de 376 personnes et qui, en plus, avaient payés leur billet. «Arrogance et cupidité» semble -t-il. Mais pas de gros mots !
Quand on pense qu’il faut payer les travailleurs!
Il est comme ça Monsieur G, il est intelligent, il parle plein de langues, et à force d’être étrangères, ses langues, elles lui masquent le sens commun. Le comble du vide qui l’habite sans doute.
Monsieur G., il a bien dû lire «Au coeur des ténèbres», le célébre roman de Joseph Conrad qui se termine par ces mots : «L’horreur, l’horreur, l’horreur....».
Je lui propose cette traduction : « L’argent, l’argent, l’argent....»
Réponse de le 14/01/2020 à 5:07 :
La villa qu'il occupe a Beyrouth proprietee de Nissan va bientot lui etre retiree, faut le comprendre il va se retrouver a la rue.
Pauvre garcon....
a écrit le 14/01/2020 à 0:01 :
S'il y a condamnation pénale (abus de biens sociaux), pas sûr qu'il ait droit à tout ça...
a écrit le 13/01/2020 à 17:19 :
250 000 euros , c'est pour s'acheter des cacahuètes ?
a écrit le 13/01/2020 à 17:09 :
On croyait que les indemnités étaient plafonnées , une décision de Macron pour rassurer les employeurs. Monsieur Ghosn va t-il subir l'application de cette loi qui pénalise tant les salariés?
Réponse de le 13/01/2020 à 17:46 :
Vous devriez lire l'article avant de vociférer, il ne s'agit pas d'indemnités de licenciement.
a écrit le 13/01/2020 à 16:42 :
En langage ghosn :le droit c'est moi.
a écrit le 13/01/2020 à 15:56 :
Hum... il en fait déjà trop, il fallait s'en douter c'est plutôt brouillon et en ordre dispersé sa défense-attaque là, il a déjà perdu la bataille de la popularité, mais Louis XIV aussi en faisait trop sauf que ce dernier était réellement roi de France lui.
a écrit le 13/01/2020 à 15:50 :
"J'ai des droits [...] qui n'ont pas été respectés"

C'est marrant il parle de droit, la ou lui l'a piétiné !! trop fort le monsieur! et du fait d'interpole, comment essayer de comprendre le sens du droit pour le monsieur......

il baffoue le droit international, et pour autant il parle de droits.....

Je comprends mieux pourquoi le pays et ses dirigeants appréhendent le droit de façon particulière.....

Et au vue de la loi sur le plafond en terme d'indemnisation qu'avait fait macron, nous pourrons donc voir si cela s'applique a lui....

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :