Le groupe Renault ne reviendra pas au monde d'avant Covid-19, du moins dans l'organisation de ses ressources humaines. Après un accord sur le travail à distance signé en février 2019, puis la généralisation temporaire du télétravail pour cause de pandémie en 2020-21, et l'élaboration en avril dernier d'un cadre international pour ces nouvelles formes de collaboration, le constructeur annonce avoir signé un nouveau protocole avec les organisations syndicales représentatives CFDT, CFE-CGC et FO. Il concernera environ 20.000 de salariés en France. "Le volontariat reste préservé ainsi que la réversibilité (en fonction de convenances personnelles, ou de changement de poste"), souligne la CFDT.
Plusieurs "formules" sont proposées aux salariés en fonction de leurs postes et de leurs envies. Les salariés éligibles à la formule "standard" (majoritairement des cols blancs) pourront, s'ils le souhaitent, s'engager sur une organisation à 2 ou 3 jours télétravaillés par semaine. En plus de cette part "fixe", ils auront la possibilité de télétravailler 35 jours supplémentaires sur l'année, répartis selon leurs besoins. La décision est prise par le salarié en concertation avec le manager. Le communiqué de la CFDT cite cette exemple :
Ces salariés bénéficieront d'une aide d'installation de 200 euros et d'une indemnité mensuelle maximum de 30 euros par mois pour couvrir les charges (électricité).
Pour ces travailleurs éligibles qui ne souhaitent intégrer cet accord, ils auront tout de même une enveloppe de 15 jours par an.