Voiture électrique : l'acte II de Renault et Stellantis
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Renault ne sait pas encore s'il produira sa r5 electrique en france
ERIC GAILLARD
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Renault ne sait pas encore s'il produira sa r5 electrique en france
ERIC GAILLARD
Voiture électrique, acte 2 ? Les constructeurs automobiles français s'apprêtent à déployer une seconde phase de leur plan d'électrification. Renault présentera sa feuille de route le 30 juin prochain tandis que le groupe Stellantis consacrera une journée au lancement d'une stratégie d'électrification une semaine après. Pour l'entité née de la fusion entre les groupes PSA et FCA, ce sera le premier volet de la stratégie de son président du directoire, Carlos Tavares, depuis la naissance du groupe en janvier dernier
Pour les deux groupes français, il s'agit de donner un coup d'accélérateur dans l'électromobilité, au moment où le marché a totalement changé de paradigme en la matière. Les industriels sont passés d'une stratégie de gamme (lancement de plusieurs modèles électriques) à des logiques d'écosystèmes. Volkswagen a ainsi annoncé un plan à 35 milliards d'euros qui ferait de lui un acteur en amont (production de batteries) et en aval (déploiement de réseaux de recharge). Une véritable rupture historique dans le modèle industriel automobile, habitué à la spécialisation métier.
De fait, le mastodonte allemand qui dispute à Toyota le titre de numéro un mondial de l'automobile, adopte le modèle industriel de Tesla. L'avènement de la voiture électrique ne rebat pas seulement les cartes des acteurs les mieux positionnés, il chamboule toute la chaîne de valeur industrielle. Pour les groupes français, il s'agit d'apporter une réponse maligne, car il est évident que ni l'un ni l'autre ne dispose de l'assise financière du groupe allemand.
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Il est possible que les deux groupes travaillent essentiellement sous la forme de partenariats ou de joint-venture. Stellantis avait un temps espéré que Renault entre dans le consortium ACC qu'il a formé avec Saft (groupe Total) et qui doit produire en masse des batteries électriques afin de baisser le coût unitaire. Malgré la promesse faite à l'Etat lors du prêt garanti de 5 milliards octroyé au printemps 2020, la marque au losange a préféré se tourner vers un groupe chinois pour créer une joint-venture concurrente avec une usine dans le Nord de la France.
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