Renault  : Senard n’a "aucune intention de fermer le site de Maubeuge"

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Je n'ai aucune intention a priori de fermer l'usine de Maubeuge. Je vous assure, je ne l'ai jamais dit et je ne l'ai même pas pensé d'ailleurs, dans le cadre du plan d'économies annoncé par le groupe cette semaine, a affirmé M. Sénard lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.
"Je n'ai aucune intention a priori de fermer l'usine de Maubeuge. Je vous assure, je ne l'ai jamais dit et je ne l'ai même pas pensé d'ailleurs", dans le cadre du plan d'économies annoncé par le groupe cette semaine, a affirmé M. Sénard lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. (Crédits : Reuters)
Le président du groupe Renault a assuré dimanche qu'il n'avait "aucune intention" de fermer le site de Maubeuge (Nord), où plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi contre le plan d'économies annoncé par le groupe. En revanche, il affirme que la Fonderie de Bretagne "n'a pas vocation" à rester chez le constructeur automobile.

C'est une mise au point. Le président du groupe Renault, Jean-Dominique Senard, a assuré dimanche qu'il n'avait "aucune intention" de fermer le site du constructeur automobile de Maubeuge (Nord), où plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi contre le plan d'économies annoncé par le groupe. "Je n'ai aucune intention a priori de fermer l'usine de Maubeuge. Je vous assure, je ne l'ai jamais dit et je ne l'ai même pas pensé d'ailleurs", dans le cadre du plan d'économies annoncé par le groupe cette semaine, a affirmé M. Senard lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

En difficulté, le constructeur français a annoncé un plan d'économies de plus de 2 milliards d'euros sur trois ans, qui prévoit 4.600 suppressions d'emploi sur 48.000 en France, et plus de 10.000 hors de France. Il envisage aussi le transfert de production des utilitaires électriques Kangoo à Douai - environ 2.900 employés -, à environ 70 km de Maubeuge, qui hériterait d'une nouvelle plateforme.

Levée de boucliers

Ce projet a suscité une levée de boucliers sur le site de Maubeuge (2.100 employés tous statuts) où les salariés ont cessé la production vendredi matin. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées devant l'usine pour manifester contre le plan d'économie, à l'appel de l'intersyndicale de l'usine (CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, Sud). Dimanche, M. Sénard a répondu que le plan annoncé n'était encore qu'un "projet" et qu'élus, syndicats et direction devaient "construire (...) ensemble" l'avenir du groupe.

"Rien ne se fera dans le nord de la France, lieu que je souhaite voir à terme comme étant un des grands centres de l'industrie automobile en France (...) sans cette discussion ouverte avec tout le monde", a insisté M. Senard. Une réunion doit se tenir mardi matin au ministère de l'Economie, entre représenants syndicaux, élus locaux, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et Jean-Dominique Senard.

La Fonderie de Bretagne pourrait être cédée

En parallèle, Jean-Dominique Senard a indiqué que la Fonderie de Bretagne (FDB) "n'a pas vocation" à rester au sein du groupe Renault. "On a dit clairement que nous allions ouvrir une analyse stratégique sur cette entreprise, et donc parmi les solutions que nous allons discuter (...) la cession en fait partie", a ajouté le président de Renault. Implantée depuis 1965 à Caudan, la société, qui emploie 400 personnes, produit des pièces de fonderie brutes et usinées pour l'industrie automobile - essentiellement pour Renault. Mais avec l'évolution des motorisations, en particulier le développement de l'électrique, les véhicules auront besoin à l'avenir de moins en moins de fonte d'acier, a expliqué M. Sénard.

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Commentaires
a écrit le 01/06/2020 à 11:11 :
Concernant la fonderie de Bretagne, il serait intéressant de rappeler la fermeture des fonderie du Poitou. 800 personnes travaillaient dans les fonderies du Poitou essentiellement pour les moteurs assemblés à Cléon. Ensuite,en Roumanie lorsque la production de moteur a été transféré là bas. Les roumains ont appris à faire des culasses et Renault a cessé d'acheter des culasses aux fonderies du Poitou. le site a été racheté par Saint Jean qui a été payé pour fermer le site doucement. Merci Sarkozy.
Les bretons connaissent donc à quel sauce ils vont etre "mangés". J’espère que Pole emploi est sympa, ils pourront toujours faire pousser des artichauts ou élever des cochons. Le Driant ne sert plus à grand chose dans ce gouvernement pour aider les bretons.
a écrit le 01/06/2020 à 9:25 :
C'est comme le président d'un club sportif qui dit conforter l’entraîneur dans sa fonction, on sait comment cela se termine très souvent !
a écrit le 31/05/2020 à 20:18 :
du télétravail au téléchomage en passant par le chèque emploi/déconfiné.

vite une loi pour le bonheur universelle pour tous.tes.toutous
a écrit le 31/05/2020 à 19:13 :
Face à cette pléiade d'interlocuteurs qui peuvent être autant de contradicteurs, JDS doit faire preuve d'un effort de pédagogie particulièrement musclé, étayé et rassurant en s'appuyant sur le renouveau stratégique de l'Alliance qui peut être une formidable opportunité du made in France avec la multiplication de chaînes de montages ds les mêmes usines, de modèles Renault, Nissan, Mitsubishi vendus en Europe à l'image du système vertueux mis en place depuis des années, à l'usine Toyota d'Onnaing qui fabrique avec la réussite que l'on sait, la petite Toyota Yaris, petite hybride citadine du segment B.
Il n'y dc pas de raison que ce qui est une réalité chez un concurrent en France, ne puisse s'appliquer chez Renault.
a écrit le 31/05/2020 à 15:35 :
Oui je dis non, non, non, non, non, non, non, non, non

Tout ça n'vaut pas
Un clair de lune a Maubeuge
Tout ça n'vaut pas
Le doux soleil de Tourcoing (Coin-coin ! oh je vous en prie)

Tout ça n'vaut pas
Une croisière sur la Meuse
Tout ça n'vaut pas des vacances au Kremlin-Bicêtre
a écrit le 31/05/2020 à 15:30 :
m senard n'a aucune vision pour Renault la seule et unique
raison sont les chiffres et jamais les causes
et les causes sont connu depuis longtemps
le couts des composants
un mal Français bien connu lui aussi
se nomme acheteur et drh
qui consiste a étrangler les fournisseurs comme dans les grande surface
et l'autre le pire de tous avoir recourt aux maximum aux intérim
pour recevoir des cadeaux de toute sorte
a écrit le 31/05/2020 à 13:17 :
il n'a aucune intention ..." à priori "; mais à postériori , qu'en est-il ?

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