Plan de transformation Renault : un remède de cheval encore incomplet

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Jean-Dominique Senard (président du conseil d'administration) et Clotilde Delbos (directrice générale adjointe) de Renault ont annoncé un plan de transformation du constructeur automobile.
Jean-Dominique Senard (président du conseil d'administration) et Clotilde Delbos (directrice générale adjointe) de Renault ont annoncé un plan de transformation du constructeur automobile. (Crédits : Renault)
Jean-Dominique Senard et Clotilde Delbos ont dévoilé un ambitieux plan de transformation qui doit permettre à Renault d'économiser jusqu'à 2 milliards d'euros de coûts fixes par an. Ce plan, qui enterre la méthode Carlos Ghosn, ne résout pas pour autant les problèmes de positionnement de marques et de rentabilité des produits à long terme. Un second plan devrait suivre au second semestre avec l'arrivée de Luca de Meo...

C'est donc Renault qui ferme la marche de ce round d'annonces. Après l'Alliance (qui réunit Renault, Nissan et Mitsubishi) mercredi, Nissan jeudi, c'est donc le constructeur automobile français qui s'est collé à l'exercice du plan de transformation qui a néanmoins des allures de plan de redressement. Cette série d'annonces, mises au point et coordonnées sous la houlette de Jean-Dominique Senard, doit permettre à l'Alliance de retrouver en trois ans de nouveaux fondamentaux de performances industrielles et une nouvelle culture de coopération, après un an et demi de profonde crise de confiance entre les deux principaux groupes. La règle du "leader-follower" présidera désormais le partenariat qui liera Renault, Nissan et Mitsubishi.

"La fin justifiait les moyens"

Renault prend donc à son tour sa part de la réforme qui procède du même esprit que celle engagée chez Nissan et qui durera également trois ans. Le groupe automobile français accepte l'idée que la méthode Ghosn a depuis longtemps montré ses limites, notamment dans sa logique de course aux volumes. Clotilde Delbos, directrice générale adjointe, l'a répété à plusieurs reprises:

"La fin justifiait les moyens (...), nous avons investi dans des capacités en anticipant une croissance qui n'a pas eu lieu, nous devons changer d'état d'esprit (...) Nous avons trop grossi (...)...

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Commentaires
a écrit le 02/06/2020 à 16:30 :
Voici l'effet de la décroissance tant souhaitée. Le numéro 1 de la CGT demandait lui-même un nouveau monde économique sur la décroissance il y a quelques jours. Et bien le voila ce monde de la décroissance : nous avons besoin de moins en moins d'autos, donc on a besoin de moins en moins de monde pour en construire, donc les gens sont de moins en moins riche (décroissance), donc ils achètent de moins en moins d'autos. Pour rappel, nous sommes censés être plus heureux dans ce monde là que dans celui de la croissance.
a écrit le 02/06/2020 à 16:14 :
Sans rentrer dans les details, Mme Hidalgo n'a t elle pas une responsabilité dans les difficultés rencontrées par la filière Auto.
Sa politique de fermeture des rues, avenues etc.. un véritable calvaire pour les automobilistes et de ce fait ils n'investissent plus dans la voitures. Le personnel de Renault PSA devrait se retourner contre elle
a écrit le 02/06/2020 à 7:35 :
au vue de la dernière phrase du p d g de Renault
concernant les fonderie de bretagne cela vaut aussi pour toute les unités de production
l'entreprise( n'a pas vocation a rester au seins du groupe)
message envoyer a tout autre entreprise qui se porterais acquéreur
ou mieux encore a tous le personnel de Renault
en écoutant bien cette petite phrase
c'est une destruction complète qui peut-être envisagé
ce p d g n'a pas sa place pour diriger cette entreprise
a part la destruction ou est le plan d'avenir aucun, nenni, rien
a écrit le 31/05/2020 à 23:49 :
Mais avec un titre pareil, vous cherchez à chauffer à blanc les leaders syndicaux de ce pays.
Car le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ss entend un véritable séisme en terme d'organisation en dehors de la fermeture de sites.
Il n'a pourtant pas échappé à ces leaders que les modèles des segments C et D fabriqués d'une manière confidentielle en France (Talisman, Scenic, Espace, Alpine...) st des échecs cciaux et sont certainement appelés à être abandonnés.
Le nvel élan de l'alliance avec le concept " leader- follower " accepté par l'ensemble des partenaires ouvre pourtant la possibilité de productions croisées de modèles de même segment de chaque marque ds les usines existantes pourvu qu'ils fassent appel aux mêmes composants issus d'une plateforme commune et soient commercialisés ds la même zone ( cas de la Zoé et de la Leaf, vendues en France où en Europe et montées au même endroit).
Réponse de le 01/06/2020 à 9:21 :
Aux échecs commerciaux cités, j'ajoute ceux de Laguna 3, Koleos, Velsatis, Avantime, Wind, Latitude, Fluence. Il est incompréhensible que ces échecs qui remontent à plusieurs années n'aient pas alertés les dirigeants. Aveuglement, incompétence ou quoi ? On ne peut espérer produire des voitures que si elles se vendent
Réponse de le 01/06/2020 à 12:38 :
avant vel satis il y eu un modèle qui se vendez bien la r14 jusqu'au jour
ou un demeuré a créer une pub la comparant a une poire
et bien les clients ont pensé que Renault se moqué d'eux
et les ventes ont chuté
et aucune leçon n'a été retiré
après ont a eu vel satis la c'est de la faute des clients
pas du dessin horrible phrase du designer m clement
et la encore aucune remise en cause
laguna 3 problème
de composants rien n'a changé
toujours a réduire la marge des fournisseurs
ils se croit chez Renault être une grande surface alimentaire
ne dites rien laissez les croire qu'il vendes des pates
a écrit le 31/05/2020 à 11:55 :
Etonnant comme on parle de Renault sans Nissan ni Mitsubishi alors que le coeur du problème est aussi cette alliance néfaste. Ce doit être un oubli, si chaque composante de "l'alliance" n'en fait qu'à sa tête, il n'y a plus d'alliance. Renault doit se préparer à devenir petit pour rebondir, c'est-à-dire quitter ce conglomérat.
Ceux qui ne voient que le président de la république derrière cette déconfiture sont les mêmes qui de toute manière le déteste point à la ligne, rien de constructif, ni de nouveau.
Réponse de le 01/06/2020 à 10:50 :
je pense au contraire que cette alliance est un atout....tant en terme d implantation géographique que des technologies développées
l alliance, sur le principe, a l air de se "recaler" vers du bien mieux...reste les aspects marketing et cohérence des gammes....sans parler du mécano industriel....
mais sur les fondamentaux, il y a tout pour relancer cette entreprise
ceci étant, il faudra m expliquer le choix d une mégane hybride rechargeable plutôt qu une hybride simple type clio....qui a l air assez efficiente en zone urbaine et peri urbaine, et certainement moins gourmande en carburant sur autoroute qu un hybride rechergeable qui traine le boulet de 250 kg de batteries
a écrit le 30/05/2020 à 14:16 :
Tout ça ne vaut pas un clair de lune à Maubeuge.
a écrit le 30/05/2020 à 8:14 :
Jean-Dominique Senard ,63 ans encore un de cette génération qui va liquider des gens de 30,40 ou 50 ans avant de se barrer en retraite avec ses stock- options quand à l'autre à part faire des audits dans des sociétés ,elle ne sait même pas ce qu'est un moteur.Beurk
Réponse de le 30/05/2020 à 18:48 :
L'industrie allemande vous etouffe petite a petite. xD
a écrit le 30/05/2020 à 6:57 :
l'etat Français et une grande partie de la direction
sont complice de la gestion de l'ancien pdg
et c'est a eux de partir en 1er
et pas aux salaries ni aux site de production de fermer
et maintenant le cas du gouvernement
combien de fois m macron a dit et redit pendant la crise des gilets jaune
que le brexit allez détruire des emplois en Angleterre et les ramener en France
et la c'est tout le contraire le groupe Renault ferme des unités en France et en Espagne
pour produire en Angleterre
et si il y a crise ou des pertes pour quelle raison la f1 continue
cela coute très cher et ne rapporte rien
pas de retombé moteur a part tout est anglais
a écrit le 30/05/2020 à 0:17 :
Et l'état actionnaire qui incite à la relocalisation va fermer combien d'usines en Chines ? Les actes seront-ils à la hauteur des paroles ?
a écrit le 29/05/2020 à 21:44 :
Depuis l'histoire de Carlos Ghons , cette entreprise vas dè mal et pire... D'ailleurs l'alliance Renault Nissan a beaucoup souffert ...
Maintenant avec l'excuse de coranivirus l'ons vas faire payer les ouvrièr pour des probleme dè gastion... Tous vas bien.... Vive le capitallisme hypocrite .
a écrit le 29/05/2020 à 21:09 :
Dans une économie libérale, l'adaptation à la demande se traduirait par des fermetures d'usines et des licenciements immédiats; je ne suis pas sur que la méthode française qualifiée de sociale soit une bonne solution: l'entreprise mettra plus de temps à retrouver ses moyens puisqu'une partie de ses capitaux, au lieu de servir à préparer l'avenir, sera distraite au profit de PSE.
Réponse de le 30/05/2020 à 9:11 :
Continuez votre admirable raisonnement, que fait on des licenciés? On transfère leur charge à la collectivité, le payeur payera, ou on les laisse disparaître discrètement? Ah oui, bien sûr, dans une magnifique économie libérale ils vont retrouver un job immédiatement...Ca va devenir difficile de circuler dans les rond-points....
Réponse de le 31/05/2020 à 10:18 :
Dans tous les pays on a dopé la consommation d'automobiles:aux usa les prets étaient sur 10 ans ,souvent non remboursés et rachetés par la FEd.Le déclencheur,c'est la chute des loueurs de voiture touchés par l'implosion du tourisme.Ces loueurs assuraient une grande part de l'écoulement de la production.Le pret du gouvernement français n'est pas clair:il n'est assorti d'aucune condition précise.
Réponse de le 31/05/2020 à 19:42 :
Ben ouais ! On n'est pas aux US où il n'y a pas de PSE ou équivalent et les salariés st foutus dehors du jour au lendemain ss aucune indemnité pour maintenir le train de vie des actionnaires et de la caste des officines opportunistes + ou - parasites qui vont avec (cabinets d'avocats, juristes,fiscalistes...), vous savez, celles qui monnayent à prix d'or, les idées néocons ultralibérales qui ont fait la mondialisation qu'a connu la middle class US qui se paupérise depuis 30 ans et qui coûtent une plombe en capitaux à ces décideurs...( cf Boeing, GE, GM, les Big Tree de Détroit...)
Réponse de le 02/06/2020 à 16:26 :
@leon. Si en effet la majorité des salariés US peuvent être mis à la porte du jour au lendemain, les employés des industries syndiquées bénéficient de conditions sociales parfois importantes. le modèle syndical anglo-saxon est totalement différent du notre, mais peut donner le droit à des conditions très intéressantes. Je doute que les employés avec 20 d’ancienneté soient mis à la porte sans conditions.

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