L'objectif, c'est « plus jamais ça ». C'est en ces termes qu'un porte-parole de Stellantis résume ce lundi 3 février, à La Tribune, la décision du constructeur automobile de créer une toute nouvelle « direction mondiale de la qualité ». Le géant de l'automobile espère ainsi tourner définitivement la page des gros problèmes de qualité auxquels il est confronté, et qui plombent son image auprès des clients. C'est Antonio Filosa, déjà à la tête de l'Amérique du Nord et du Sud, qui prend les manettes de cette direction, aux responsabilités plus élargies que la précédente direction dédiée à l'« expérience client ».
Il ne s'agit pas, en clair, d'une « direction après-vente », nous dit-on. Ses services n'ont pas (que) vocation à jouer les pompiers lorsqu'u problème survient, une fois que les véhicules sont largement en circulation. Son objectif sera, très en amont et « dès la sortie d'usine », de détecter toute défaillance potentielle, et de sonner l'alerte au plus tôt.
Stellantis ne veut plus revivre de gros scandales. À l'instar d'autres constructeurs, le groupe continue de payer au prix fort les défaillances des airbags du fabricant japonais Takata. Fin janvier, son état-major a annoncé l'extension de son rappel massif de Citroën C3 et DS3 à toute l'Europe. Plus de 869.000 véhicules sont aujourd'hui concernés sur le Vieux continent, dont 400.000 dans l'Hexagone. En cause ? Un gaz qui vieillit mal. Résultat, ces airbags peuvent parfois exploser, projetant des pièces dangereuses au visage du conducteur.