L'industrie est régulièrement confrontée à d'importantes défaillances sur certains produits. C'est notamment le cas dans l'aéronautique et l'automobile. Lorsqu'ils surviennent, ces problèmes ont souvent des conséquences de grande ampleur pour les industriel avec, à la clef, des rappels de milliers de véhicules ou des flottes d'avions clouées au sol. Des mesures ultimes qui impactent directement les résultats financiers, en particulier lorsqu'il s'agit de grands groupes cotés en Bourse. Plus grave encore, ces défaillances peuvent se révéler gravissimes pour la sécurité des clients.
Dernier exemple notable en date : Boeing, qui a essuyé une grave crise en janvier dernier, lorsqu'un bouchon de porte d'un 737 MAX d'Alaska Airlines s'est décroché en plein vol. L'avion ne s'est pas crashé et les passagers s'en sont sortis avec une grosse frayeur. Mais l'épisode a provoqué une crise profonde chez le constructeur américain, obligé de clouer des avions au sol et de prendre des mesures drastiques pour rétablir, tant bien que mal, la qualité de sa production.
Dans l'automobile, le scandale des airbags Takata continue de secouer la filière. Un défaut empêchant leur gonflement a provoqué plusieurs accidents mortels ces derniers mois. Le géant français de l'automobile Stellantis a, à ce jour, rappelé plus de 200.000 Citroën C3 et DS3 en France, en Italie, en Espagne ou au Portugal. A l'ère du tout-numérique, les logiciels défaillants sont aussi de plus en plus souvent à l'origine de catastrophes. Un système d'aide à la conduite de Tesla a, ces dernières années, été largement mis en cause dans plusieurs accidents mortels à travers le monde.