Le géant chinois de l’automobile a levé le voile sur une nouvelle borne de recharge ultra-rapide. Le constructeur entend démontrer son leadership technologique, et plus globalement celui de la Chine, en matière de voitures électriques.Sur le front des voitures électriques, la Chine a bel et bien un coup d'avance. BYD entend, une nouvelle fois, le démontrer. Le géant chinois de l'automobile a levé le voile, ce lundi, sur une innovation en matière de bornes de recharges.
Sa nouvelle plateforme, baptisée « Super e-Platform », revendique une puissance de charge d'un mégawatt. Il s'agit de « la vitesse de charge maximale la plus élevée pour les véhicules de série », vante le groupe de Shenzhen, champion des véhicules électriques et hybrides. Cette technologie permet, sur le papier, de recharger l'équivalent de 400 kilomètres en seulement cinq minutes.
Avec ces nouvelles bornes, BYD a un objectif : atteindre ce qu'il appelle la « parité pétrole-électricité ». En clair la possibilité de recharger son véhicule électrique dans un temps équivalent à celui nécessaire pour faire un plein d'essence avec une voiture thermique. Wang Chuanfu, le président de BYD, veut ainsi « éliminer l'anxiété des utilisateurs face à la recharge », perçue comme un des principaux freins à l'adoption des voitures électriques. L'état-major du groupe prévoit aujourd'hui de construire quelque 4 000 de ses « stations de recharge éclair » en Chine.
La domination technologique de la Chine
L'annonce de BYD illustre la domination technologique de la Chine dans le domaine de la voiture électrique. Si les États-Unis jouent encore des coudes avec l'empire du Milieu, l'Europe paraît, pour sa part, à la traîne. Il est d'ailleurs saisissant de comparer les priorités des constructeurs du Vieux Continent avec leurs homologues chinois. Les premiers souhaitent d'abord réduire les coûts des voitures électriques pour relancer une demande atone, quand les seconds demeurent concentrés sur les innovations à venir afin de préserver leur avance, et doper leur croissance.