Voiture à hydrogène : la filière française en route vers le leadership
Nabil Bourassi
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Le véhicule à hydrogène est équipé de batteries, mais beaucoup moins qu’une voiture électrique classique.
Air Liquide
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Le véhicule à hydrogène est équipé de batteries, mais beaucoup moins qu’une voiture électrique classique.
Air Liquide
L'énergie à hydrogène ? La pile à combustible ? Autant de concepts qui n'avaient jamais dépassé le stade de la science-fiction. Pourtant, en deux ans, cette technologie semble avoir franchi d'incroyables obstacles technologiques pour devenir l'une des priorités industrielles des constructeurs automobiles et être en mesure de se substituer, non seulement aux énergies fossiles, mais également à la batterie électrique. Car la voiture à hydrogène reste une voiture électrique, à la différence qu'elle produit elle-même son énergie là où une voiture électrique classique a besoin de la stocker, avec tous les inconvénients que cela suppose : poids des batteries, temps de charge, autonomie... sans parler des métaux rares nécessaires à la production des batteries (cobalt, lithium, palladium...), qui ne cessent de battre des records sur les marchés des matières premières et dont l'exploitation n'est pas un modèle pour la protection de l'environnement.
Avec la technologie à hydrogène, les constructeurs s'affranchissent de ces contraintes. Sur la Toyota Mirai (la première du genre), l'autonomie peut atteindre 550 km et le temps de charge, environ 5 minutes De plus, les voitures à hydrogène n'émettent rien d'autre que de la vapeur d'eau. On dit même que les gouttelettes d'eau qui coulent du pot d'échappement (parce qu'il y en a un) sont potables. En outre, l'eau est une ressource naturelle extrêmement abondante, même si les conditions de production d'hydrogène posent de nombreuses questions environnementales
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D'ailleurs, Toyota a tout misé sur l'hydrogène. Le constructeur automobile japonais a toujours considéré que la technologie à hydrogène n'était que l'étape suivante de la voiture 100 % électrique, et qu'il valait mieux se concentrer dessus plutôt que de se perdre sur la voiture à batteries, qui convainc peu et dépend des infrastructures installées (les bornes de recharge). Comme Hyundai, le constructeur s'est déjà positionné avec des modèles à hydrogène, là où tous les autres constructeurs du monde se sont concentrés sur la voiture électrique à batteries. Y compris les français, dont Renault, l'un des pionniers avec sa gamme de Zoé, Twizy et autres utilitaires légers à batteries électriques.
Nabil Bourassi