ZFE du Grand Paris en 2025 : un automobiliste sur quatre concerné par les restrictions
César Armand

Un panneau signalant l'entrée dans une zone à faibles émissions (Photo d'illustration).
DR
César Armand

Un panneau signalant l'entrée dans une zone à faibles émissions (Photo d'illustration).
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Avec Lyon, Paris est désormais la seule métropole à devoir accélérer sur le déploiement de sa zone à faibles émissions (ZFE) au 1er janvier 2025 afin de lutter contre la pollution de l'air. Si le gouvernement avait redessiné la carte des ZFE en juillet 2023, les deux grandes villes continuent de dépasser systématiquement les seuils réglementaires.
Tant est si bien que dans trois mois et demi, les voitures de catégorie Crit'Air 3, soit les diesel d'avant 2011 et les voitures à essence d'avant 2006, ne pourront plus entrer dans le cœur desdites agglomérations. Selon une étude de l'Atelier parisien d'urbanisme (APUR), publiée aujourd'hui, 23% des voitures particulières immatriculées dans le périmètre de la ZFE du Grand Paris ont une vignette Crit'Air 3 ou plus. Soit un automobiliste sur quatre.
Autorité organisatrice compétente, la métropole du Grand Paris, qui dispose du pouvoir de police, vient de lancer une phase de consultation publique qui court jusqu'au 14 octobre prochain. Sur son site Internet, l'intercommunalité rassemblant les 131 communes de la petite couronne déclare, données de l'association Airparif à l'appui, que la qualité de l'air s'est « améliorée ces dernières années ».
Sauf que les dépassements de seuil se poursuivent en matière de dioxyde d'azote: 46 microgrammes par mètre cube alors que le seuil réglementaire est fixé à 40. « L'objectif est de contribuer à la diminution de l'exposition de la population à une qualité de l'air dégradée qui a des impacts avérés sur la santé », justifie la MGP sur son portail.
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Comme annoncé initialement, la zone à faibles émissions se situera à l'intérieur du périmètre formé par l'A86 et concernera donc 71 communes. « Cette restriction de circulation prend la forme d'un arrêté de police définissant les véhicules concernés, les plages horaires d'application de la mesure et les dérogations » conclut l'interco.
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A priori, les poids lourds les plus polluants seront interdits à la circulation 7 jours sur 7 de 8h à 20h, tandis que les autres véhicules concernés le seront du lundi au vendredi de 8 à 20h, sauf jours fériés. Prochaine étape : 1er janvier 2030, date-butoir pour 100% de véhicules propres.
Il est déjà possible de déposer une demande de subvention et de bénéficier d'une aide allant jusqu'à 22.000 euros pour l'achat d'un véhicule propre neuf ou de 16.000 euros pour un véhicule d'occasion. Les professionnels peuvent, eux aussi, bénéficier d'une aide de la région Île-de-France plafonnée à 6.000 euros, d'un bonus écologique de 4.000 euros et d'une prime à la conversion de 2.500 euros. Soit 12.500 euros.
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Les voitures de police, de gendarmerie, des douanes, de pompiers, les ambulances, les transporteurs de fonds ou encore les personnes handicapées bénéficient d'une dérogation nationale. Au niveau local, sont exemptés tout un tas de véhicules.
César Armand