C'est la raison d'être du Grand Paris, tel que voulu par Nicolas Sarkozy en 2010 : la construction annuelle de 70.000 logements « géographiquement et socialement adaptés en Ile-de-France et contribuant à la maîtrise de l'étalement urbain ». Sauf qu'en 2023, selon les données de la préfecture de région, seuls 57.600 permis de construire ont été accordés sur le périmètre francilien, contre 80.400 en 2022. Pis, seuls 48.100 logements ont été mis en chantier l'an dernier, contre 60.200 commencés l'année précédente.
« Ces chiffres sont les plus bas depuis une dizaine d'années et sont comparables à ceux de 2010, et même avant 2010, lorsqu'il n'existait pas encore la loi sur le Grand Paris qui a fixé à 70.000 logements par an les objectifs de construction de l'Île-de-France », écrit, en janvier 2024, la direction régionale et interdépartementale de l'environnement, de l'aménagement et des transports d'Île-de-France.
L'ambition chiffrée est toutefois revenue sur le devant de la scène ce mardi au siège du conseil régional francilien. Valérie Pécresse y a dévoilé la dernière version du schéma directeur de la région (SDRIF-E), un document de planification prévu par les Codes de l'environnement et de l'urbanisme, visant à « corriger les disparités spatiales, sociales et économiques », « coordonner l'offre de déplacement » et « préserver les zones rurales et naturelles afin d'assurer les conditions d'un développement durable ».