Après un bon cru 2024, MaPrimeRénov' dans le flou en 2025
César Armand
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(Photo d'illustration)
Reuters
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C'est la surprise de ce début d'année : l'an dernier, le nombre de logements rénovés en copropriété a augmenté de 25%, et le nombre de rénovations globales a crû de 27%, vient d'annoncer l'Agence nationale de l'habitat (Anah), qui distribue MaPrimeRénov', l'aide à la rénovation énergétique pour le parc privé. Et ce, malgré une coupe d'un milliard d'euros dans le budget 2024 décidée par Bercy dès février dernier.
Ce progression s'explique par trois raisons. La première, est la communication de l'Anah et du gouvernement de l'époque autour de la rénovation globale. Jusqu'au 15 mai dernier, date d'un arrêté publié au Journal officiel changeant les règles du jeu, les mono-gestes, c'est-à-dire se limitant à une action - refaire l'isolation - ou à un changement d'équipement type chaudière, étaient moins mis en avant.
La deuxième, est la stabilité du dispositif. « Cela fait dix-huit mois que les règles n'ont pas changé », rappelle Pierre Maillard, PDG d'Hellio, groupe centré sur les solutions de maîtrise de l'énergie. « Ça porte ses fruits », appuie Audrey Zermati, directrice de la stratégie d'Effy, spécialisé dans l'accompagnement à la rénovation.
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La troisième, est le maintien du calendrier de l'interdiction à la location des logements G au 1er janvier 2025. « L'impact du diagnostic de performance énergétique (DPE) sur la valeur du bien a été un élément supplémentaire », affirme Audrey Zermati d'Effy.
César Armand