EN CHIFFRES. Présentés ce jeudi soir, les résultats annuels du premier promoteur immobilier de France font état d’un chiffre d’affaires en baisse de 17 %. Mais le groupe voit ses ventes au détail aux particuliers se redresser.
Interviewée par l'AFP mi-janvier, Véronique Bédague, la PDG de Nexity avait déjà posé le cadre : « On sort d'une crise monstrueuse qui a tapé très fort les promoteurs depuis 2022 ». Les résultats de Nexity pour l'année 2024 s'en ressentent.
Présentés ce jeudi en début de soirée, ils font état d'une baisse du chiffre d'affaires de 17 %, à 3,5 milliards d'euros. En excluant les activités cédées, la baisse est de 12 %. Par ailleurs, le promoteur immobilier, coté à la Bourse de Paris, fait état d'une perte nette de 62 millions d'euros. Ceci, après avoir réalisé un bénéfice net de 19 millions d'euros en 2023.
« Nous avons parfaitement délivré ce que nous avions annoncé », a néanmoins souligné Véronique Bédague, lors d'une conférence de presse. Pour elle, la transformation de Nexity « a été mise en œuvre et s'est déroulée dans le calendrier prévu ». Mais le groupe ne prévoit pas de verser de dividendes au titre des résultats 2024.
Restructuration en cours
Face à la crise du marché de l'immobilier neuf, le premier promoteur immobilier français revient de loin. Une situation qui l'a obligé à lancer une réduction significative de ses effectifs, avec la suppression d'environ 500 postes au sein de son pôle « promotion-construction », dont 227 départs contraints. De sorte que Nexity compte à ce jour 3.500 collaborateurs dans ses rangs, alors qu'il en employait encore 8.200 fin 2023.
Nexity a dû aussi restructurer son offre, en se séparant de ses activités de gestion d'actifs tertiaires, résidentiels et commerciaux, mais aussi de gestion locative, et de syndic de copropriété. Sur ce volet, le groupe a mis en avant trois cessions importantes : celle d'ADB, de Nexity Property Management et de la plate-forme Bien'ici. Ces opérations lui ont rapporté 435 millions d'euros, et ont compensé les coûts liés au « plan de transformation ». En outre, le groupe fait état de 172 millions d'euros de coûts d'adaptation de l'offre, comprenant des baisses de prix et des abandons de projets.
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