Concurrence ferroviaire: validé par Bruxelles, le rachat d'Equans par Bouygues inquiète Londres
César Armand
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Charles Platiau
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C'est un caillou dans la chaussure dont Bouygues se serait bien passé, deux semaines avant la présentation de ses résultats semestriels. Huit mois après avoir racheté à Engie sa filiale spécialisée dans les installations électriques, la mécanique, la robotique, le numérique et les services généraux, le groupe coté dans le BTP, les médias et les télécoms vient de se faire épingler outre-Manche.
Dans le cadre de la construction de la ligne à grande vitesse High Speed 2 (HS2) censée relier Londres, les Midlands et le Nord du Pays via, notamment, Birmingham, Manchester ou Leeds, l'Autorité britannique de la concurrence qualifie Bouygues et Equans de « proches concurrentes dans la fourniture de caténaires », les câbles qui permettent l'alimentation électrique des trains.
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Dès le 6 novembre dernier, Bouygues s'était prononcé sur une finalisation de l'opération au second semestre 2022. La transaction doit en effet encore recevoir l'aval de la Commission européenne : c'est chose faite depuis ce 19 juillet, à condition de céder Colas Rail Belgium. Il lui reste le feu vert de l'autorité de la concurrence britannique après celui des autorités américaine, canadienne et australienne. Autant de pays où sont implantés aussi bien Equans que la branche de la major, Bouygues Energies & Services.
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