Crise du bâtiment: l'activité chute de 6,6% en 2024
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La Fédération française du bâtiment anticipe que l'activité du bâtiment pourrait encore reculer de -5,6% en 2025.
Reuters
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La Fédération française du bâtiment anticipe que l'activité du bâtiment pourrait encore reculer de -5,6% en 2025.
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Le secteur du BTP n'aura pas échappé cette année à l'érosion de son activité. Cette dernière devrait en effet se replier de 6,6% en 2024, selon les dernières estimations de la Fédération française du bâtiment (FFB) dévoilées ce mardi. Ce, en raison de la crise persistante concernant la construction neuve. Ce segment devrait enregistrer un important recul de 15,6%, dont 21,9% dans le logement. Qui ne sera pas compensé par l'activité de l'entretien-amélioration (+1,2%). Pour rappel, l'année dernière, la bonne dynamique de cette branche avait réussi à contrebalancer la baisse de la construction neuve. Si bien que l'activité globale du secteur n'avait connu qu'un repli de 0,6%.
Le syndicat du BTP s'affiche en outre pessimiste pour 2025. Il prévoit en effet un scénario similaire à celui de cette année. À savoir un recul de la construction neuve de 14,6%, dont 14,2% dans le logement et 15% dans le non-résidentiel. Couplé aux travaux d'amélioration et d'entretien qui ne progresseraient que de 0,9%. La fédération anticipe donc que l'activité du bâtiment pourrait encore reculer, de 5,6% cette fois.
Cette nouvelle baisse serait synonyme encore de casse sociale pour les entreprises du secteur. La FFB s'attend à ce que 100.000 emplois soient détruits l'an prochain dans le bâtiment, après 30.000 cette année selon son premier chiffrage. C'est beaucoup, mais moins que sa précédente estimation : début 2024, le syndicat tablait sur la suppression de 150.000 emplois dans le secteur d'ici 2025.
D'après lui, le seuil des 150.000 emplois détruits « risque d'être dépassé en 2026 ». Ce qui trancherait avec la situation passée. Dans son rapport annuel de 2023, le syndicat faisait état d'une baisse de 3.000 postes salariés et intérimaires en équivalent temps plein cette année-là. Soit un premier recul après « six années de hausse continue et notamment la création de plus de 110.000 postes (et même 136.000 en comptant les artisans non salariés) sur la période 2020-2022 », indiquait-il.
La FFB garde toutefois espoir. Car, d'après elle, « il y avait tout ce qu'il fallait dans la loi de finances pour redonner cet influx aux citoyens pour réinvestir dans la pierre », a souligné Olivier Salleron. Le projet de loi de finances (PLF) pour 2025 prévoyait, par exemple, l'élargissement du prêt à taux zéro (PTZ), qui permettrait un accès plus facile au crédit et donc à l'accession à la propriété.
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Reste que ce texte est actuellement gelé. Il était en cours d'examen au Parlement, mais l'adoption de la motion de censure contre le gouvernement de Michel Barnier début décembre a mis les débats parlementaires sur pause. Il devrait toutefois faire partie des priorités du nouveau Premier ministre, François Bayrou, et de sa future équipe, lorsqu'elle sera enfin nommée.
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Le syndicat du BTP réclame en tout cas de longue date différentes mesures pour tenter d'enrayer la crise du secteur. Parmi elles : le retour des prêts à taux zéro (PTZ) ; une prorogation du dispositif d'investissement locatif Pinel, qui prend fin prochainement ; un maintien des conditions de Ma Prime Rénov', l'aide au financement de la rénovation énergétique des logements ; le report de 2025 à 2028 du calendrier d'application de la réglementation environnementale RE2020. Reste à voir si le prochain exécutif répondra favorablement à ces demandes.
(Avec AFP)
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