Lors de la conférence de lancement du marché des professionnels de l'immobilier (Mipim), l'adjointe d'Anne Hidalgo chargée, notamment, de l'urbanisme, a exhorté les acteurs privés à l'accompagner sur la création de logements dans la capitale.L'attractivité de Paris est « réelle et absolument indiscutable ». Ainsi parle Lamia El Aaraje, maire adjointe (PS) de la capitale chargée de l'urbanisme et du Grand Paris. « Je n'ai pas d'inquiétude sur la désirabilité, ni sur le taux de remplissage de vos bureaux », a lancé l'élue du XXe arrondissement aux patrons réunis, ce mercredi 29 janvier, lors de la conférence de lancement du Marché des professionnels de l'immobilier (Mipim).
À un moment où « les usages sont complètement bouleversés » dans les bureaux, les logements et les villes, dixit le directeur du Mipim, Nicolas Kozubek, Lamia El Araaje a exhorté les professionnels à « l'accompagner ». Et ce, face aux fortes chaleurs. Le cas échéant, « plus personne n'occupera [les bâtiments] et nous ne pourrons plus ni vivre ni travailler à Paris », a averti cette proche d'Anne Hidalgo.
S'adressant aux parents et aux grands-parents présents dans l'immeuble Bergère du IXe arrondissement, l'élue locale les a encore mis en garde. S'ils ne veulent pas être qualifiés de « génération de l'inaction climatique » par leurs descendants, ils devront respecter le plan local d'urbanisme bioclimatique (PLU-b) adopté en décembre par le Conseil de Paris. « Cela suppose que nous devons travailler ensemble sur la création de logements », a insisté Lamia El Aaraje.
D'autant que tout est prévu par ledit PLU-b au travers de la « servitude de mixité fonctionnelle ». Depuis le 1er janvier, tout immeuble créé ou restructuré, d'une surface supérieure à 5.000 mètres carrés et situé dans l'Ouest parisien, devra consacrer au moins 10 % de sa surface à la création de logements. « Vous avez la responsabilité de créer du logement abordable », a tonné la maire adjointe.