Déconfinement: le marché immobilier francilien va-t-il repartir ?
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Un coup d'arrêt brutal de l'activité immobilière, et ce, dès la semaine du 23 mars. C'est ce qui ressort de la dernière note de conjoncture des notaires du Grand Paris publiée le 6 mai dernier.
Grâce à vingt-trois visites virtuelles rien que sur une agence, le réseau Guy Hoquet (198 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2019 et 24.000 transactions) a réussi à réaliser "quelques ventes" sur un marché parisien-francilien "à l'arrêt". Quant à la reprise, "je n'ai pas de boule de cristal et je ne sais pas ce qui va se passer", déclare à La Tribune son directeur général Stéphane Fritz. "Les conditions sont en place chez nous, reste à savoir si les projets des clients suivront", précise-t-il.
Chez le réseau de mandataires Proprietes-privees.com (50 millions d'euros de chiffre d'affaires et 7.500 achats et ventes l'an dernier), "la rentrée de mandats la semaine dernière est revenu à 65% de son niveau d'avant Covid, ce qui est excellent", témoigne son président Michel Le Bras.
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Il n'est pas sûr pour autant que les petites villes et villes moyennes, où nombreux Franciliens se sont réfugiés pendant le confinement, deviennent les grandes gagnantes de cette crise. "Plus des paroles que des actes pour l'instant", dit Michel Le Bras. "C'est difficile à dire. Ce n'est pas une décision qui se prend en trois minutes. Nous verrons dans les prochains mois", estime-t-il encore.