Immobilier : pourquoi les mandataires prennent des parts de marché aux agents traditionnels
César Armand
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Ils s'appellent iad, Safti, Propriétés-privée.com, efficity, Capifrance... Ils sont une quarantaine de réseaux en France et font travailler près de 48.000 personnes. Ils n'ont pas de vitrine en centre-ville mais font le même métier que les agents immobiliers à « deux différences près ». « Les mandataires sont indépendants et exercent de chez eux avant de se déplacer au domicile de leurs clients », résume Vincent Pavanello, président de la Maison des mandataires et auteur d'un baromètre annuel sur cette profession. De cette étude publiée ce 22 mars 2023, il en ressort trois enseignements majeurs : en 2022, ces professionnels ont gagné des parts de marché, ont réalisé de meilleurs chiffres d'affaires et ont continué à attirer de nouveaux talents.
Alors que les chiffres définitifs du Conseil supérieur du notariat pour l'année dernière ne sont pas encore connus, Vincent Pavanello prend comme hypothèse une baisse des volumes de transactions de 9%, soit 1,076 million de transactions en 2022. Partant également du principe que la part du particulier à particulier reste stable à 30%, il évalue la quantité du marché intermédié à 753.000 ventes. Sachant que les mandataires recensent 180.000 transactions, ils détiennent donc, à date, 24% du marché immobilier français.
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Soit 2 points de plus qu'en 2021, année record marquée par un volume de plus de 1,2 million de ventes au sortir de la crise sanitaire. De l'avis général, 2022 a également été une « très belle année », voire même « la deuxième la plus haute en termes de transactions ». Sauf qu'à y regarder de plus près, les professionnels témoignent d'une année séquencée en deux temps.
César Armand
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