Propriétés-privées.com lève 100 millions d’euros pour devenir un champion de l'immobilier

Devenu le troisième réseau français de mandataires immobiliers en cinq ans, Propriétés-privées.com, marque ombrelle du groupe Oryx annonce avoir levé 100 millions d’euros et accueilli deux nouveaux actionnaires pour accompagner son développement en France et à l’international. Ambition : quadrupler son chiffre d’affaires d’ici à cinq ans.

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Christine Cadrot, directrice générale et Michel Le Bras, président  deviennent majoritaire du groupe Oryx, fondé en 2016 lors de la reprise du réseau Propriétés-privées.com.
Christine Cadrot, directrice générale et Michel Le Bras, président deviennent majoritaire du groupe Oryx, fondé en 2016 lors de la reprise du réseau Propriétés-privées.com. (Crédits : DR)

Cinq ans après la reprise du réseau d'immobilier propriétés-privées.com avec le concours de Sparing Capital, Michel Le Bras et Christine Cadrot, respectivement président et directrice générale du Groupe Oryx (Propriétés-privées.com, Immo réseau, Rezoximo, Mig Gestion, Sup Tech Immo...), créé en 2016 à Nantes, viennent de faire entrer deux nouveaux actionnaires au capital. Le groupe mondial Tikehau Capital intervient à travers le fonds Growth Equity dédié à l'investissement minoritaire dans des sociétés à forte croissance, qui soutient des stratégies des partenariats à long terme, tandis qu'Abenex, acteur historique du capital investissement, déjà présent aux côtés de Sparring Capital, a conforté ses positions.

Cette restructuration financière, dont la répartition n'a pas été dévoilée, permet aux deux dirigeants de lever 100 millions d'euros tout en gardant la majorité. « Même si en quinze ans, nous avons eu la chance de développer une marque forte, notre fonctionnement restait celui d'une startup et avions besoin de moyens supplémentaires pour grandir et nous pérenniser dans la durée», indique le co-fondateur du groupe Oryx, passé en quelques années, d'un réseau de taille moyenne à troisième réseau de mandataires immobiliers en France, sur les talons de Iad France et Safti (391 millions d'euros et 140 millions d'euros en 2020).

L'international très rapidement.

Pour Oryx, l'ambition est d'accélérer pour devenir le premier acteur global de l'immobilier en proposant l'offre la plus complète du marché : transactions dans le résidentiel, le viager, le neuf, les fonds de commerce, mais aussi la gestion locative et le financement... et de partir à l'international très rapidement. Avec une croissance moyenne de 35% au cours des dix dernières années, le groupe annonce avoir réalisé un chiffre d'affaires de 75 millions d'euros en 2021 (44,6 millions d'euros en 2020). Une croissance qui n'a pas laissé les investisseurs de marbre.

« Nous sommes ravis d'annoncer ce nouvel investissement dans le Groupe Oryx en partenariat avec Tikehau Capital. Le Groupe Oryx a généré une forte croissance de son chiffre d'affaires en s'appuyant sur un modèle économique digital unique, qui redéfinit le marché des agents immobiliers, et a constitué une solide plateforme d'acquisitions», indiquent, Matthieu Balay et Olivier Moatti, d'Abenex, pour qui le groupe Oryx constitue le sixième investissement du fonds Abénex Midcaps en 18 mois.

Ainsi armé, le groupe d'immobilier nantais entend accélérer son développement pour atteindre un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros d'ici à cinq ans. La direction reconnaît réfléchir aux possibilités d'ouvrir, à terme, son capital à des salariés ou à des mandataires.

Se renforcer sur la gestion locative et les syndics

« Nous avons lourdement investi pour structurer le réseau à travers une plateforme et des outils digitaux, la communication, la formation, l'accompagnement, les partenariats, le rachat de codes sources d'applicatifs utilisés dans d'autres secteurs...et nous déployer en France. C'est une course contre la montre propre aux secteurs en croissance », justifie Michel Le Bras.

En 2017 et 2018, déjà, deux réseaux ; Immo Réseau et Resoximo sont venus compléter l'offre du groupe Oryx (la société de gestion locative MIG Gestion, de l'organisme de formation Sup Tech Immo et des sociétés de financement Mantica et Positive Finance), dont les plans de développement régionaux en cours doivent lui permettre de se renforcer sur certains bassins d'emplois (Grand Est, le Nord, l'Occitanie, la Normandie...) imparfaitement couverts et sur certains métiers comme la gestion locative et les syndics.

Le rêve de l'entrepreneuriat

De 500 négociateurs en 2016, le réseau en comptait 2.800 en avril dernier, lorsqu'il annonçait le recrutement de 1.500 mandataires (des agents indépendants en charge d'accompagner la location, l'achat, la vente d'un bien immobilier mais qui n'ont pas le droit de rédiger les compromis) en 2021.

« En ce moment, nous en recrutons 150 à 180 chaque mois », affirme Michel Le Bras. Des profils venant d'horizons variés, à égalité entre les hommes et les femmes, « qui ne doivent pas confondre indépendance et procrastination et ne pas oublier qu'être un conseiller en immobilier est avant tout un commercial», rappelle le président du groupe Oryx.

De l'un à l'autre de ces conseillers recrutés sur entretien, après un échange en visio, et un minimum de quatorze heures de formation, le chiffre d'affaires peut atteindre de 50.000 euros à 250.000 euros voire 500.000 euros pour les plus efficaces. Pour cela, Propriétés-privées.com s'est doté d'un centre de formation agréé, d'un studio d'enregistrement, du concours d'un réalisateur et de soixante-dix formateurs capables de dispenser plus de deux cents formations sur les techniques de vente immobilières, le juridique, l'architecture, l'histoire du patrimoine... Depuis 2016, plus de 40.000 heures de formations ont été dispensées pour accompagner les ambitions des mandataires, pour beaucoup en phase de reconversion. A l'image de Michel Le Bras, ex-directeur commercial et de la stratégie du groupe Saur et de Suez, qui a lâché les métiers de l'eau, il y a cinq ans,  pour réaliser son rêve : devenir entrepreneur.

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Commentaire 1
à écrit le 11/01/2022 à 7:42
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Deux belles têtes d'arnaqueurs, pour paraphraser Pierre Brochant.

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