Le député des Landes, Lionel Causse, ex-président du Conseil national de l'habitat, vient de publier un rapport sur la profession de diagnostiqueur immobilier. Pointant les défauts économiques et concurrentiels ainsi que les problématiques de qualité de fiabilité, le parlementaire propose de sanctionner les dérives.C'est un métier décrié tant par les particuliers que par les professionnels du logement : diagnostiqueur immobilier. Sa mission : réaliser les contrôles techniques obligatoires avant la location, la rénovation ou la vente d'un logement et/ou un bâtiment. Pour cela, il inspecte l'amiante, le plomb, le gaz, l'électricité, les termites, vérifie l'état des risques et des pollutions et, bien sûr, réalise un diagnostic de performance énergétique (DPE).
Ce dernier évalue de A à G la consommation énergétique d'un bien immobilier et son impact en termes d'émissions de gaz à effet de serre. Depuis le 1er janvier 2025, les logements G sont interdits à la location, avant les logements F en 2028 et E en 2034, mais sur les 4 millions de diagnostics réalisés chaque année, 68 000 sont des DPE de complaisance, c'est-à-dire manipulés pour changer la note dudit bien immobilier.
« L'État doit remettre de l'ordre »
C'est pourquoi mi-mars la ministre du Logement a dévoilé un plan d'action visant à redonner « de la valeur, de l'importance et du poids » à cet outil. Valérie Létard s'était notamment engagée à missionner un parlementaire pour étudier la mise en place d'un outil de régulation. Une mission confiée, fin avril, au député macroniste d'Indre-et-Loire, Daniel Labaronne, pour « travailler à la possibilité de créer un ordre des diagnostiqueurs afin de renforcer le contrôle éthique de la profession » pour septembre.
Entre-temps, le député macroniste des Landes, Lionel Causse, ex-président du Conseil national de l'habitat, s'est emparé du sujet et vient de publier, en cette fin juillet, un rapport sur le métier. Sa conclusion est limpide : avant de créer un ordre et de lancer une fédération professionnelle rassemblant les diagnostiqueurs, les notaires, les professionnels de l'immobilier et les organismes certificateurs, l'État doit remettre de l'ordre.