Le bois dans la construction : "Les idées reçues sont en train de passer"

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Le discours de preuve sur le bois existe. Les craintes un peu irrationnelles sur le mode « Ce n'est pas solide » sont derrière nous, estime Laurent Girometti, directeur général de l'établissement public d'aménagement EpaMarne-EpaFrance, ex-directeur général de l'Habitat, de l'Urbanisme et des Paysages (DHUP).
"Le discours de preuve sur le bois existe. Les craintes un peu irrationnelles sur le mode « Ce n'est pas solide » sont derrière nous", estime Laurent Girometti, directeur général de l'établissement public d'aménagement EpaMarne-EpaFrance, ex-directeur général de l'Habitat, de l'Urbanisme et des Paysages (DHUP). (Crédits : DR)
SÉRIE (3/4). L'établissement public d'aménagement EpaMarne-EpaFrance, couvrant 44 communes du 77, 93 et 94, a voulu mesurer, avec la participation des promoteurs immobiliers, les coûts de construction de programmes de logements. Il en ressort que l'innovation et la transition environnementale sont possibles tout en maîtrisant les dépenses. Entretien avec son directeur général, Laurent Girometti.

LA TRIBUNE - Il est habituel d'entendre de la part des professionnels du secteur que la transition écologique enchérit les coûts de construction. Est-ce pour leur répondre que vous publiez cette étude ?

LAURENT GIROMETTI - Si en tant qu'aménageurs, nous avons déjà une stratégie environnementale depuis longtemps, nous entendons souvent de la part des promoteurs : « financièrement, c'est compliqué » ou bien « c'est difficile ». C'est pourquoi nous avons voulu approfondir la question en regardant au plus près ces coûts de construction et les quantifier, considérant que nous avons un recul suffisant.
Le résultat est limpide : ce n'est pas aussi binaire, il n'y pas un coût qui domine plus qu'un autre et on ne peut se contenter de pointer les exigences environnementales. Le coût de la construction est un tout, un ensemble. Nous pouvons atteindre des ambitions en jouant sur...

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Commentaires
a écrit le 03/07/2020 à 13:42 :
une maison ecolobobo ca coute plus cher qu'une maison normale, et aucune economie a la cle ( et sans garantie de sauver les ours)
pour la solidite on en reparle dans 20 ans; quand on voit que les murs, c'est une ossature bois, avec dessus des plaques de contreplaque et au milieu du materiel isolant, genre laine de verre, on se dit qu'on peut craindre le pire
assecher un mur humide, c'est jouable, assecher du contreplaque.......
cela dit, c'est a l'avenant du monde dans lequel on vit!
une armoire ikea en contreplaque, c'est aussi plus cher qu'une armoire en vrai bois, surtout en salle de ventes
et on ne parle pas des ecolos qui veulent du bois pour sauver des ours blancs mais qui dans 20 ans quand le beton sera interdit, vont hurler a la deforestation capitaliste ( et pour construire des immeubles de 10 etages en contrepalque, il va en falloir, des forets compressees)
Réponse de le 04/07/2020 à 13:44 :
Primo : la question est de savoir pour combien de temps l.ons construit une habitation , 20 àns ou 10 génération.
Ensuite : le prix s.est avant tout une histoire de bénéfices des corps de construction ...
Pour les immeubles, se n'est plus dàns l'aire du temps , insécurité, probleme dè voisinage, ect....
Donc article sans importànce....
a écrit le 02/07/2020 à 20:45 :
Le bois est un matériau doté d'un certain nombre de qualités (sa légèreté et sa faible dilatation notamment) mais son usage me semble aujourd'hui démesuré en construction, au vu de ses très nombreux points faibles (risque xylophages, termites, mérule, incendie), risques assez maladroitement combattus à l'aide de produits chimiques et dont les probabilités d'incidence vont augmenter significativement avec le changement climatique (voir le cas des scolytes de l'épicéa).

La filière bois s'est aujourd'hui structurée autour de puissantes organisations de lobbying quasiment capable de vous assurer, les yeux dans les yeux, que le bois "ne brûle pas", qu'il est "imputrescible", ou que les pathologies et désordres en tout genre n'existent plus sur les essences aujourd'hui mises en oeuvre.

La réalité des chantiers est beaucoup plus cruelle pour ce matériau et je suis personnellement très inquiet quant à la durabilité réelle de tous ces projets ossature bois qui poussent sur tout le territoire, y compris celle des Immeubles de Grande Hauteur en ossature bois. Je crains des lendemains qui déchantent !

Je n'évoque même pas le cas des bois extérieurs, notamment en bardage ou en menuiserie, il suffit d'ouvrir les yeux autour de soi pour prendre conscience de l'étendue du problème.

Plus j'observe le monde du BTP et plus je suis convaincu que le bois, c'est très bien, mais pour faire des arbres.
a écrit le 02/07/2020 à 15:42 :
Le bois stock le carbone tandis que le béton a besoin de sable qu'ils vont aller chercher au large de nos côtes avec les dégâts habituels sur notre écosystème.

Maintenant le bois c'est formidable sur de nombreux point mais il va falloir en planter des milliards et des milliards d'arbres ! Or je ne vois pas de campagne à ce sujet, des déclarations éternelles oui mais rien de concret.

L'économie sur le bois est intéressante et motivante mais sans planter la quantité d'arbres nécessaires, à savoir énormément, pire que tout, autant se passer du sable.

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