Logement: les ventes de "passoires thermiques" s'envolent, les décotes suivent
César Armand
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© Eric Gaillard / Reuters
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... re. Explications.
Malgré la remontée des taux d'intérêt, la pierre reste une valeur refuge. Selon les dernières données du Conseil supérieur du notariat (CSN), publiées le 31 mai, le volume annuel des transactions dans l'immobilier ancien se stabilise. Entre mars 2021 et mars 2022, le nombre de transactions réalisées est estimé à 1,175 million, tutoyant le record de 1,198 million réalisé entre janvier et novembre 2021. La demande est telle que le prix des logements anciens est, de nouveau, en hausse de 7,3% sur un an : +9,2% pour les maisons et +4,7% pour les appartements.
Dans ce contexte, l'investissement locatif reste perçu comme rentable par 70% des Français, selon un sondage réalisé par Harris Interactive le 24 avril auprès de 7.311 personnes et publié le 1er juin pour le groupe Consultim, spécialisé dans l'investissement immobilier.
Alors que l'inflation vient d'atteindre son plus haut niveau depuis 1985, les sondés le perçoivent même comme le placement « le plus rentable », devant l'investissement en Bourse, la constitution d'une épargne en assurance-vie ou en plan épargne retraite, ou encore la cotisation à un régime complémentaire de retraite.
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Pour les deux tiers du panel qui ne veulent pas réaliser d'investissement locatif, les freins sont avant tout économiques. Les propriétaires redoutent les impôts (taxe foncière) et les charges (entretien) qu'ils jugent trop élevés. À cet égard, la question des factures d'énergie, absente de l'enquête mais tout sauf neutre en termes de coûts, mérite aussi d'être posée. En France, il existerait aujourd'hui entre 4,8 et 8 millions de « passoires thermiques », ces logements énergivores classés F et G au diagnostic de performance énergétique (DPE).
César Armand