Logement social : hausse de la production et réforme administrative, les candidats à la Présidentielle livrent leurs idées
César Armand
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Philippe Wojazer
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En France, 10 millions de personnes vivent dans près de 4,7 millions de logements sociaux et au moins un Français sur deux réside ou a résidé en HLM au cours de sa vie. Le quinquennat qui s'achève aura été marqué, pêle-mêle, par la baisse de 5 euros des APL, le regroupement des offices HLM et la réduction de leur loyer de solidarité. Lors d'un débat en février avec Christophe Robert, le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, le président Macron a concédé ne pas être « allé suffisamment loin » sur la production de logements sociaux.
Malgré le volontarisme de sa ministre Emmanuelle Wargon, disant vouloir construire 250.000 logements d'ici à fin 2022, seules 104.800 autorisations à construire au lieu de 120.000 ont été délivrées en 2021 auprès des bailleurs sociaux. Ces derniers estiment au contraire qu'il en faudrait 150.000 par an pour répondre aux 2,2 millions de demandes de logements sociaux.
C'est dans ce contexte que l'Union sociale pour l'habitat, la Fondation Abbé Pierre, et la Fédération française du bâtiment et celle des Intercommunalités de France, ont interpellé hier les candidats à l'élection présidentielle ou leur représentant sur les questions cruciales du logement social.
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A un mois du premier tour, seule la maire de Paris et candidate du PS Anne Hidalgo avait fait le déplacement. Les autres étaient représentés par un membre de leur équipe de campagne : l'eurodéputé (LR) et ex-vice-président de la région Île-de-France chargé du logement Geoffroy Didier pour Valérie Pécresse, le secrétaire national d'EE-LV Julien Bayou pour Yannick Jadot, la ministre du Logement Emmanuelle Wargon pour le président-candidat Emmanuel Macron, l'adjoint (PCF) à la maire de Paris Ian Brossat pour Fabien Roussel et le député (LFI) de Seine-Saint-Denis, Éric Coquerel, pour Jean-Luc Mélenchon.
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