Logement : « Plus un problème d'offre qu'un problème de demande » (Emmanuelle Wargon, ministre)
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
LA TRIBUNE - En déplacement lundi 17 mai en Île-de-France avec vous, le Premier ministre a annoncé une rallonge de 350 millions d'euros pour l'enveloppe « Recyclage des friches » du plan de relance. Pourquoi ?
EMMANUELLE WARGON : Cette piste pour construire bien et durablement fonctionne très bien à tel point que nous avons déjà délégué la totalité des 300 millions d'euros à 200 projets. C'est pourquoi le Premier ministre a décidé d'y ajouter 350 millions d'euros pour porter des projets supplémentaires. Le volume des premières demandes sur les projets a atteint en effet les 1,5 milliards d'euros ! Si ces opérations sont vertueuses, elles n'en demeurent pas moins coûteuses, à Saint-Fargeau comme à Saumur où je me trouvais la semaine dernière.
À lire également
Au regard du grand écart - de 1 à 10 - entre les 6,7 milliards d'euros fléchés vers la rénovation et les 650 millions d'euros pour la construction neuve, dont les 300 du plan Friches, les aménageurs, les constructeurs et les promoteurs immobiliers s'affichent pessimistes...
Bien sûr et je les comprends. Qu'ils soient rassurés : nous suivons les chiffres de près. Aujourd'hui, en termes de mises en chantier, nous nous trouvons entre 6 à 10% en-dessous du rythme d'avant la crise sanitaire. Cela n'est pas si bas, mais cela reste très inquiétant. C'est pourquoi le Premier ministre vient d'annoncer la création de cette Commission nationale de Relance de la Construction qui devra formuler des propositions opérationnelles avant l'été pour nourrir le projet de loi de finances 2022 de septembre. Avec d'autres élus locaux, des économistes et des promoteurs, son président François Rebsamen, président (PS) de Dijon Métropole, devra partager un diagnostic et trouver les bons leviers pour redémarrer la machine. Actuellement, nous rencontrons bien plus un problème d'offre qu'un problème de demande, les particuliers et les investisseurs étant toujours présents.
César Armand