Béton vert: comment Peduzzi utilise l'impression 3D pour aller cinq fois plus vite
Olivier Mirguet
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Peduzzi a investi 800.000 euros dans l'acquisition de son équipement d'impression 3D.
Groupe Livio
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Peduzzi a investi 800.000 euros dans l'acquisition de son équipement d'impression 3D.
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« On peut maintenant fabriquer à l'atelier, de façon industrielle, tout ce qui nous embête sur le chantier. » À la tête de l'entreprise de bâtiment et travaux publics que son grand-père a créée en 1938, Frédéric Peduzzi applique au béton une technologie inédite dans son métier. La fabrication additive par stratoconception, dont le développement était jusqu'à présent concentré dans l'automobile, l'aéronautique, la plasturgie ou la fonderie, trouve grâce à cette PME familiale sa première application industrielle dans le BTP.
Pour mettre au point son application spécifique pour le béton, l'entreprise Peduzzi s'est faite accompagner par le Centre d'ingénierie, de recherche et de transfert européen (Cirtes), une société de recherche sous contrat (SRC) spécialisée dans le transfert de technologie.
"Il existe sept procédés de fabrication additive qui ont tous été mis au point à la fin des années 1980, issus de ce que l'on appelait le prototypage rapide", rappelle Claude Barlier, président du Cirtes, installé à Saint-Dié-des-Vosges. "La stratoconception est l'un de ces procédés normalisés, qui consiste à décomposer numériquement une pièce pour la recomposer sous forme de strates 3D. On utilise pour cela des matériaux disponibles en plaques", explique Claude Barlier.
La machine de stratoconception installée dans l'atelier de Peduzzi, à Fresse-sur-Moselle, dans les Vosges, a mobilisé 800.000 euros d'investissement.
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La fabrication additive a nécessité, en amont, la maîtrise d'une chaîne numérique et mobilisé des compétences qui n'étaient pas présentes dans cette entreprise de BTP qui compte 150 salariés. Deux postes ont été créés, dont un reclassement interne. L'atelier de stratoconception pourra créer "une douzaine d'emplois d'ici 2024".
Olivier Mirguet