Inflation, coût de l'énergie, incertitudes économiques et politiques : en dépit d'un contexte houleux, les entreprises de taille intermédiaire (ETI) affichent leur résilience. « Les ETI sont résilientes et continuent d'investir, voire se repositionnent pour se concentrer sur leur cœur d'activité » , confirmait récemment Caroline Hilliet Le Branchu, dirigeante de la conserverie La Belle-Îloise à Quiberon, par ailleurs présidente du Club ETI Bretagne.
Accompagner le nouveau marché de la fusion nucléaire
Exemple dans l'industrie bretonne, où deux ETI et une PME visant le stade d'ETI investissent dans de nouvelles usines. Fabricant d'électro-aimants pour les accélérateurs de particules dans la recherche, la médecine et l'industrie (énergie, semi-conducteurs), la PME vannetaise Sigmaphi fait partie de ces PME en croissance accompagnées par le programme ETIncelles. Elle prévoit un investissement de 11 millions d'euros dans une nouvelle usine de 6.000 m2 située à Saint-Avé (Morbihan). « Les perspectives sont bonnes, notre carnet de commandes est plein pour les deux ans à venir, cette nouvelle usine livrable en 2026 doit nous permettre de passer un cap et pérenniser l'entreprise notamment dans le domaine de la fusion nucléaire » explique Sébastien Longelin, son président.
L'entreprise de 130 collaborateurs a répondu à l'appel à projets i-Démo de France 2030 pour accompagner le développement de ce nouveau marché. Bien que réalisant 90% de son activité à l'export, elle entend maintenir sa R&D et sa production en France.