Les laboratoires pharmaceutiques sont en très bonne forme en 2024. Ces derniers jours, le groupe Merck a affiché une hausse de son chiffre d'affaires de 7 %, Novartis et Sanofi de 11 % et AstraZeneca de 21 %. Même le géant britannique GSK a vu son chiffre d'affaires augmenter de 3 %, malgré des coûts juridiques importants en raison d'un litige sanitaire autour d'un ancien médicament.
Tous ont donc affiché des ventes en hausse de leurs traitements, en particulier les marques phares de chaque groupe. Ces bons résultats viennent aussi valider la stratégie des laboratoires pharmaceutiques, bien décidés ces dernières années à se séparer des produits grand public, pour se tourner vers des traitements à haute valeur ajoutée.
C'est le cas récemment de Sanofi et de la vente de sa filiale Opella, dont le Doliprane fait parti, à un fonds d'investissements américain. L'entreprise française a pu compter sur l'immense succès de son produit à usages multiples, le Dupixent, et ses 13 milliards d'euros de ventes. Le directeur général de Sanofi espère atteindre les 22 milliards d'euros de vente pour ce médicament indiqué dans six maladies liées à un dysfonctionnement du système immunitaire (du psoriasis à l'asthme).
Mais ce qui a boosté les résultats des groupes pharmaceutiques, c'est surtout la très bonne forme des médicaments anticancéreux. Ainsi, le groupe GSK a vu les ventes de ses traitements en oncologie s'envoler de 93 % sur un an. Pour continuer sur cette lancée, l'entreprise a racheté en janvier dernier la société biopharmaceutique américaine IDRx, spécialisée dans les cancers gastro-intestinaux, pour 1,15 milliard de dollars.