Consultations médicales : « Les mutuelles doivent prendre une part plus importante » (Laurent Saint-Martin)
latribune.fr

Les consultations chez le médecin généralistes et les sages-femmes sont concernées.
Reuters
latribune.fr

Les consultations chez le médecin généralistes et les sages-femmes sont concernées.
Reuters
Vers une moindre prise en charge par la Sécurité sociale des consultations médicales ? C'est, en effet, l'une des pistes d'économies présente dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2025 présenté jeudi.
L'Etat vise 4,9 milliards d'euros d'économies parmi lesquelles 1,1 milliard pourraient venir d'une hausse de la part des consultations chez les médecins généralistes et les sages-femmes non prise en charge par l'Assurance maladie. Cette part est actuellement fixée à 30% de la consultation et est ensuite complétée par les mutuelles. Or, elle pourrait passer à 40%.
Ce qu'a confirmé, ce vendredi sur RTL, le ministre du Budget, Laurent Saint-Martin. Interrogé sur une baisse à 60% (contre 70% actuellement donc) du taux de remboursement par la Sécurité Sociale d'une consultation, il a déclaré que cela faisait « partie des options ». « Je crois que c'est nécessaire », a-t-il ajouté, précisant que « ce débat doit avoir lieu au parlement ».
Lors de la présentation du PLFSS la veille, la ministre de la Santé a, néanmoins, précisé qu'une telle mesure « ne concernera pas les personnes en affections de longue durée ainsi que celles bénéficiant de la complémentaire santé solidaire ».
Quid des 4% de Français - soit 2,5 millions de personnes selon l'Irdes (Institut de recherche et de documentation en économie de la santé) - qui ne bénéficient pas d'une complémentaire santé ? Ces derniers verront, de fait, leur reste à charge augmenter. Un point sur lequel la ministre ne s'est pas prononcé.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Un changement qui s'effectue alors que le prix des consultations médicales passera à 30 euros à compter du 22 décembre prochain, a précisé le chef de cabinet de la ministre, jeudi.
« L'objectif que nous fixons c'est celui d'éviter un dérapage plus important encore des comptes de la Sécurité sociale », a justifié le ministre ce vendredi matin, rappelant que : « Nous sommes le pays de l'OCDE avec le reste à charge le plus faible et de loin ».
Quelques jours plus tôt, les complémentaires santé étaient déjà montées au créneau pour dénoncer une baisse de la prise en charge par l'Assurance maladie. Thomas Colin, directeur des marchés produits chez la complémentaire santé paritaire Malakoff Humanis, avait ainsi estimé que la hausse à 40% du taux de prise en charge par les mutuelles coûterait à celles-ci « probablement de l'ordre d'un milliard d'euros ». Un chiffre corroboré par le président de la Mutualité Française, Eric Chenut, évoquant, lui, « plus d'un 1,2 milliard d'euros ».
Pour rappel, cette baisse de la prise en charge par la Sécu concerne déjà les consultations de soins dentaires. Depuis le 14 octobre 2023, ces dernières sont remboursées à 60% (et non plus 70%) par la Sécurité sociale.
À lire également
Le gouvernement de l'époque avait alors justifié ce choix par un « renforcement de la prévention » dans le cadre de discussions entre l'Assurance maladie et les dentistes. De leur côté, les complémentaires avaient, elles, regretté une telle décision qu'elles avaient qualifié d' « approche comptable et de court terme ».
(Avec AFP)
latribune.fr
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État monte au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise