La santé à l'heure du sursaut (4/5) : comment garder en France les champions de demain ?
Emilie Guédé
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Comment corriger les faiblesses mises en lumière par la crise sanitaire et éviter de nouveaux camouflets ? Emmanuel Macron a encore rappelé lors de son allocution du 12 juillet sa volonté de « faire émerger dans notre pays et en Europe les champions de demain », notamment dans les biotechnologies. Pour ce faire, la France pourra s'appuyer sur un vivier de 750 biotechs, mais aussi 1.100 medtechs et 200 entreprises d'e-santé, comptabilisées par France Biotech. Et, bonne nouvelle, l'Hexagone est en pointe sur différents terrains, notamment la cancérologie, le microbiote, les machines cellulaires exosomes (très prometteuses pour soigner les maladies auto-immunes ou le cancer), ou encore la thérapie génique.
Associé du cabinet KPMG dont le baromètre annuel « Top Tech Tomorrow » a recensé les futurs champions français, Jean-Pierre Valensi analyse :
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Parmi les sélectionnées : Amolyt, pour ses traitements des maladies endocriniennes et métaboliques rares ; DNA Script et son imprimante à ADN ; Dynacure qui développe des thérapies contre les maladies orphelines graves ; TreeFrog Therapeutics, ayant mis au point un procédé de culture de cellules souches pluripotentes ; Vivet Therapeutics avec ses thérapies géniques pour les maladies hépatiques héréditaires et Stilla technologies, tournée vers l'analyse génétique de haute précision. KPMG identifie également des pépites parmi les medtechs : Cardiologs et sa solution simplifiée d'interprétation des électrocardiogrammes ; Diabeloop qui permet un traitement personnalisé du diabète de type 1 ; Owkin, utilisant l'intelligence artificielle appliquée à la recherche médicale ; ou encore eCential, dans le secteur de la robotique chirurgicale.
Pour éviter que ces fleurons reconnus et prometteurs ne cèdent aux sirènes de l'étranger, il faudrait donc tout d'abord les financer correctement.
Emilie Guédé