La santé à l'heure du sursaut (5/5) : la France peut-elle redevenir une nation leader de la pharmacie ?
Florence Pinaud et Émilie Guédé
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Photo d'illustration
Christian Hartmann
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Alors que le principe d'une troisième dose de vaccin contre le Covid-19 pour les plus fragiles a été adopté, Sanofi sera-t-il prêt à temps pour la campagne de rappel vaccinal ? En attendant une possible autorisation de mise sur le marché de son vaccin avec un an de retard, le Big pharma français tente de rattraper son retard technologique en créant un Centre d'excellence dédié aux vaccins à ARNm avec un investissement annuel de 400 millions d'euros. Un Centre qui se partagera entre Cambridge (Massachussetts, États-Unis) et Marcy-L'Étoile dans la métropole lyonnaise.
Cette troisième dose fait débat comme le précise Frédéric Altare, immunologue et directeur de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
Cette troisième dose donne une forme de sursis aux retardataires de la course aux vaccins, au grand dam du patron de l'OMS Tedros Ghebreyesus. Et pour cause. Alors que certains pays ne sont même pas encore parvenus à vacciner leurs soignants faute de doses, le fait que les Etats occidentaux en réservent de nouvelles pour une éventuelle troisième injection parait aberrant. Avec ce coronavirus, l'immunité collective revient à ce que 80 à 90% de la population mondiale ait déjà été infectée ou vaccinée. On en est donc très loin.
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Depuis que la santé est redevenue un secteur stratégique pour la France, les recettes du succès de Boston, de Cambridge ou de Bâle circulent dans le milieu. Et la formule est claire : des sites intégrant recherche académique, hôpitaux, industriels pharma et jeunes pousses biotech, le tout allié à des financeurs, venture ou capital risque pour la valorisation industrielle des découvertes. Sans oublier un cadre favorisant les rencontres informelles d'où naissent souvent les bonnes idées.
Florence Pinaud et Émilie Guédé