• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises & FinanceChimie & Pharmacie

Qui les produit? Qui les porte? Où finissent-ils? Le cycle de vie des masques

AFP

Publié le 14 mai 2020 à 06:05 - Mis à jour le 14 mai 2020 à 06:39

Castaner a demande le retrait des arretes municipaux sur le port de masques

Castaner a demande le retrait des arretes municipaux sur le port de masques

ERIC GAILLARD

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 2

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 3

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 4

    Farnborough : des centaines de commandes d’avions en vue, limitées par les capacités d’Airbus et Boeing

  • 5

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 6

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Si le masque est un automatisme dans une grande partie de l'Asie orientale, en Europe, il était rare jusqu'alors de sortir masqué, particulièrement en France. Qu'il soit de type chirurgical, de type FFP2 ou en tissu, le masque est désormais l'objet de toutes les convoitises, depuis l'apparition de la crise sanitaire. En voici le cycle de vie complet.

C'est le symbole universel de la pandémie de Covid-19, et un accessoire crucial pour endiguer la contagion. Mais d'où viennent les masques qui couvrent désormais les visages du monde? Où sont-ils obligatoires? Combien coûtent-ils? Ou finissent-ils?

De Beyrouth à Johannesbourg en passant par Bruxelles ou Hong Kong, quelques réponses.

Une habitude diversement partagée

Dans une grande partie de l'Asie orientale, où il a fait son apparition il y a un siècle, le masque est un automatisme: l'épidémie de SRAS en 2002-2003 a contribué à le normaliser, le transformant en "objet du quotidien, ludique, personnalisé", observait en avril auprès de l'AFP l'anthropologue médical Christos Lynteris.

Au Japon, le port du masque dit "chirurgical" est très répandu en hiver et au printemps. Il est perçu autant comme un moyen de se protéger soi-même que de préserver les autres.

À l'inverse, en Europe, il était rare jusqu'alors de sortir masqué, particulièrement en France où "l'idéal des Lumières" veut que "le citoyen se présente à visage découvert dans l'espace public", notait l'anthropologue Frédéric Keck dans une récente tribune au "Monde".

Le manque de familiarité se dénote dans des usages peu orthodoxes: masques sous le menton ou nez qui dépasse. En Irak, l'AFP a observé des scènes étonnantes: des clients sortant d'un magasin passant leur masque à ceux qui y entrent.

Des règles diverses (et des réticences)

Le port peut, selon les pays, être obligatoire partout, uniquement dans certains lieux, ou être simplement recommandé. Parmi la cinquantaine d'États qui l'imposent, aux Émirats arabes unis, tout contrevenant s'expose à une amende d'environ 200 dollars, tandis qu'au Tchad, c'est carrément l'arrestation, avec une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 15 jours.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service

Parfois, l'obligation ne passe pas. Face à la bronca et aux menaces d'habitants invoquant leurs libertés individuelles, le maire de la ville américaine de Stillwater (Oklahoma) a par exemple renoncé à imposer le port du masque dans les magasins.

Pas d'états d'âme en Autriche: les habitants doivent porter un masque dans les transports en commun et les commerces. La France impose son usage dans les transports publics depuis le 11 mai. Les autorités françaises avaient d'abord affirmé qu'il n'était pas nécessaire de porter une protection, qui n'était de toute façon pas disponible en quantités suffisantes.

Une production insuffisante

C'est le nœud du problème: l'essentiel de la production vient d'Asie, plus particulièrement de Chine, qui produit environ 50% des masques chirurgicaux mondiaux, selon l'OMS. Or, confronté à la pandémie, le pouvoir chinois a dans un premier temps décidé de garder les masques pour ses habitants.

"Lorsque les besoins en masques en Chine ont explosé, nos usines de sous-traitants en Chine n'ont plus eu le droit d'exporter", explique à l'AFP David Guiho, du groupe français Delta Plus, spécialiste des équipements de protection.

Lorsque la Chine a recommencé à vendre, la concurrence a été intense entre les pays demandeurs, et des pénuries ont été constatées aussi bien en Égypte qu'en Italie ou en Espagne.

"On s'est laissés enivrer par la mondialisation en pensant qu'il y aurait toujours des flux entre les pays. Or on s'est aperçus avec cette crise que tout le monde s'est recroquevillé sur lui-même", analyse l'économiste de la santé Stéphane Billon.

Très chers masques

Les prix se sont envolés. Au Liban, ils sont jusqu'à 25 fois plus chers qu'avant la pandémie, rapporte à l'AFP le syndicat des importateurs d'équipements médicaux. En Afrique du Sud, deux entreprises - Sicuro Safety et Hennox Supplies - ont même été assignées devant le tribunal de la concurrence pour avoir augmenté leurs prix jusqu'à 1.000%.

En Irak, "avant, un paquet de 50 masques chirurgicaux coûtait entre 2.500 ou 3.000 dinars irakiens - entre 2 euros et 2,5 euros -, aujourd'hui, il coûte 30.000 dinars (environ 25 euros)", explique à l'AFP Sayyed Ali, pharmacien dans un quartier populaire de Bagdad.

La crise a alimenté tous types de trafics et de contrefaçons sur internet. Sans oublier les cambriolages de pharmacies ou les vols dans des hôpitaux.

La Chine a lancé une production encore plus massive, exportant plus de 21 milliards de masques entre début mars et le 25 avril. Et des industriels à travers le monde se sont lancés eux aussi dans la production.

Ainsi, au Maroc, une vingtaine d'usines produisent plus de 10 millions de masques par jour, selon le ministre de l'Industrie Moulay Hafid Elalamy.

En France, le gouvernement a réquisitionné la production d'usines locales, et des industriels se sont également lancés sur ce nouveau segment. Dans le pays, les masques chirurgicaux ne peuvent dépasser 95 centimes l'unité, et 50 centimes en Italie, sur décision des autorités. Au Maroc, ils sont proposés dans les commerces de proximité pour l'équivalent de 8 centimes d'euros, subventionnés par un Fonds spécial d'urgence initié par le roi.

En Israël, les masques de type FFP2 - plus protecteurs que les masques chirurgicaux "simples" - après avoir atteint 70 shekels (environ 18 euros), coûtent aujourd'hui quasiment trois fois moins cher, après une intervention du ministère de l'Économie, et moins de 80 centimes d'euro pour un masque chirurgical.

Face à cela, le recours à des alternatives en tissu, faites maison souvent, fabriquées en entreprise parfois, se répand. Ainsi en Égypte, nombreux sont ceux qui ont opté pour des masques de fabrication artisanale, comme les travailleurs dans les supermarchés. À Bruxelles, dans sa petite entreprise, Olivier Bruynincx travaille "sept jours sur sept, quasiment jour et nuit pour réparer les machines à coudre" soudain revenues au goût du jour.

Où finissent les masques?

Dans beaucoup de pays, aucune consigne spécifique, les masques usagés sont jetés avec les ordures ménagères. C'est le cas en Asie orientale et c'est ce qu'ordonnent parfois les autorités, comme en Espagne.

En France, l'éco-organisme Citeo s'est montré plus précis, enjoignant à "jeter mouchoirs, masques et gants dans un sac plastique dédié et résistant" qui doit être ensuite "soigneusement refermé, puis conservé 24 heures avant d'être jeté dans le sac-poubelle, à fermer lui aussi" avant d'être ajouté aux ordures ménagères pour être incinéré. Un protocole contraignant et qui suppose un usage intensif de sacs plastiques.

Ni poubelle ordinaire, ni tri sophistiqué: dans nombre de pays, les masques finissent à la rue ou dans la nature.

À Hong Kong, l'ONG environnementale Greenpeace dénonçait dès début mars le volume croissant de masques et lingettes jetés dans les parc naturels, tandis que l'association OceansAsia faisait état de masques échouant en masse sur des plages du territoire chinois.

Le contre-coup environnemental est rude: les masques chirurgicaux sont confectionnés principalement à partir de polypropylène, matière très dense, "qui assure leur survie pour longtemps quand ils sont jetés et finissent dans une décharge ou l'océan", s'alarme le centre de réflexion Earth.org.

À lire également

  • Le gouvernement prêt à accélérer la production de masques français
  • Stocks de masques : ce rapport que l'Etat aurait dû prendre en compte à temps
  • La France en pénurie de masques : aux origines des décisions d’État
  • Coups bas, escroqueries, guerre sans pitié... Quand le besoin vital de masques vire à l'anarchie entre États
  • Masques : accusée de profiter de la pandémie, la grande distribution se défend tous azimuts

Mais comment échapper à l'impératif sanitaire du masque jetable? Des scientifiques étudient d'éventuelles pistes pour décontaminer les masques chirurgicaux en vue d'une réutilisation: lavage jusqu'à 95°C, passage à l'autoclave (vapeur sous pression) ou encore irradiation par rayons gamma sont notamment testés.

Par Julien Girault, Marie-Morgane Le Moel, avec les bureaux de l'AFP dans le monde

AFP

Sur le même sujet

Jingye avait racheté British Steel en 2020, alors que le sidérurgiste traversait une grave crise financière.

British Steel : le groupe chinois Jingye réclame une indemnisation après la nationalisation

Le sidérurgiste chinois Jingye Steel réclame une indemnisation au gouvernement britannique et menace de saisir la justice après la nationalisation de British Steel, définitivement entérinée cette semaine par Londres au nom de la sécurité nationale.

Politique industrielle
Le site de la mine d'or de Lauriéras, au sud de la Haute-Vienne, est abandonné depuis 2001 mais pourrait reprendre du service avec la Compagnie des mines arédiennes.

Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

OR, LA FIÈVRE JAUNE. Dans le sud du Limousin, près de 300 km² de permis de recherche aurifère réveillent un vieux dossier de pollution à l’arsenic et aux boues toxiques, alors que des études sur le risque cancérogène se préparent. Une série en trois épisodes de Maxime Giraudeau qui raconte une ruée vers l’or qui s’écrit en rouge sur la santé des territoires.

Politique industrielle
Le projet de réhabilitation du Domaine de la Massaye près de Rennes prévoit la construction d'une centaine de maisons accessibles au programme zéro facture d'électricité d'Octopus Energy

Énergie : Le Domaine de la Massaye et Octopus Energy lancent le premier quartier breton « sans factures d'électricité »

La filiale du fournisseur britannique d'énergie s'associe au groupe immobilier Métis pour créer un quartier d'une centaine de maisons et logements neufs en Bretagne. À la clé pour les habitants : zéro facture d'électricité pendant au moins dix ans.

Premium
Energie
Paris-Saclay - Le nouveau pôle scientifique et technologique de France - Installations-Centralisees- Reseau-Chaleur-et-Froid

Rafraîchissement des villes : élus et entreprises anticipent les prochaines canicules

La canicule impose de refroidir les villes. Les industriels de l'énergie Dalkia, Engie et Veolia, se positionnent pour installer toujours plus de réseaux de froid, forts de premiers retours d'expérience dans des collectivités pionnières. D'autant que l'État fixe des objectifs très ambitieux aux horizons 2030 et 2035.

Premium
Energie et Industrie
Flamanville 3, premier réacteur nucléaire à démarrer depuis 25 ans en France, a été raccordé au réseau électrique fin 2024, avec 12 ans de retard par rapport à la date prévue.

Nucléaire : l’EPR de Flamanville encore à l’arrêt pour au moins dix jours

Mis à l’arrêt jeudi pour être contrôlé, le réacteur de Flamanville devrait rester off jusqu’au 26 juillet, d’après EDF. Reste que les précédentes coupures inopinées se sont toutes prolongées dans le temps.

Energie
Les postes sources sont des objets névralgiques du réseau électrique. Ils comprennent des transformateurs et sont à la frontière entre le réseau de transport de RTE et le réseau de distribution d'Enedis.

Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

Le foncier n'est plus le seul frein au développement des énergies renouvelables : le réseau électrique devient lui aussi un facteur limitant. Pour la première fois, Enedis publie une cartographie des zones où les délais de raccordement dépassent cinq ans, révélant les premières tensions liées à la montée en puissance du solaire et de l'éolien.

Premium
Energie
Au sud de la Haute-Vienne, trois stations de traitement des eaux ont été installées par Orano sur le périmètre d’anciennes concessions minières.

Dépassé par la pollution perpétuelle des mines d’or, Orano cherche comment stocker les boues toxiques

OR, LA FIÈVRE JAUNE (3/3). L’entreprise assume la dépollution des eaux autour de ses anciennes mines d’or au sud du Limousin. Le procédé génère quantité de boues chargées en métaux lourds, si bien que les fosses de stockage sont arrivées à saturation. Les déchets sont exportés en attendant de trouver une solution sur place.

Premium
Energie et Industrie
Le PDG d’EDF, Bernard Fontana, et le président français Emmanuel Macron visitent le chantier de construction des réacteurs de nouvelle génération EPR2 de Penly, le 12 mars 2026.

Le régulateur de l’énergie propose une hausse des tarifs réglementés de l’électricité

La CRE propose une hausse de 2,5 % des tarifs réglementés de l’électricité dès août 2026, impactant près de 20 millions de foyers. Une augmentation de 26 euros par an est envisagée, portant la facture moyenne à 1072 euros. Le dernier mot revient au gouvernement.

Energie