Santé : 5 technologies pour lesquelles la France n’a pas à rougir
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Les chercheurs s'intéressent de plus en plus au rôle de notre flore intestinale (ou « microbiote »). On sait désormais qu'un déséquilibre de cette flore peut engendrer des problèmes de santé. La solution est l'apport de bactéries bénéfiques : on transplante dans le microbiote perturbé des matières fécales d'un donneur sain. En France, le pionnier des thérapies issues du microbiote s'appelle MaaT Pharma. Depuis 2014, cette biotech développe des greffons pour soigner des maladies inflammatoires des intestins, spontanées ou après l'administration d'une chimiothérapie. Pour comprendre comment fonctionnent les bactéries de la flore intestinale et quels déséquilibres peuvent entraîner des problèmes de santé, les biotechs ont fait appel aux algorithmes de l'IA. On sait mieux aujourd'hui quelle absence de bactéries est néfaste pour l'intestin, mais aussi pour les défenses immunitaires. Autre découverte : certaines molécules sont nocives pour notre flore intestinale telles que la lécithine ou les polysorbates, ces émulsifiants utilisés par l'agroalimentaire. En 2022, la FDA des États-Unis a donné les premières approbations réglementaires pour des traitements issus du microbiote. Pour les essais cliniques en cours de ses candidats-médicaments, MaaT Pharma vient de signer un partenariat avec Sky Pharma qui l'aide à concevoir sa première chaîne de production. En France, le fonds Seventure Health for Life Capital, créé en 2019, est spécialisé dans les biotech qui travaillent sur le microbiote.
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Avec les algorithmes, le numérique peut désormais aider les médecins à diagnostiquer des problèmes de santé. Grâce à l'apprentissage profond (Deep Learning) - dérivé de l'apprentissage automatique (Machine Learning) - et au big data, les logiciels apprennent à décrypter les radiographies et les analyses comme de véritables étudiants en médecine. En France, un des pionniers du logiciel de diagnostic est l'entreprise Cardiologs. Fondée en 2014, la start-up a créé un outil facilitant l'interprétation des électrocardiogrammes (ECG). Pour les cardiologues et les médecins urgentistes, le logiciel joue le rôle d'assistant isolant les signes de pathologies cardiovasculaires. Il est utilisé aux États-Unis depuis 2017 et plus récemment en France auprès de l'association SOS Médecins. Depuis 2015, de nombreux outils numériques de diagnostic ont été développés. Certains analysent des clichés d'imagerie médicale, à l'instar du logiciel Rayvolve® de l'entreprise AZmed qui identifie les fractures à partir de radiographies et qui a reçu le marquage CE. Ils peuvent aussi améliorer le diagnostic de maladies du cerveau à partir d'IRM cérébrales. En analysant des millions de données, l'algorithme est devenu expert et sait mieux repérer des signes difficiles à identifier. Suivant son élaboration, il peut aussi prévoir l'évolution de l'état du patient, voire conseiller le meilleur traitement. À Paris Saclay, le laboratoire Trajectoires développementales et psychiatrie a identifié grâce à des analyses par IA les trois principaux signes avant-coureurs de l'apparition de troubles anxieux à l'adolescence.