Santé : Ziwig développe un test salivaire pour diagnostiquer l’endométriose
Marie Lyan
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C'est une bonne nouvelle pour les femmes, dont 10 % en moyenne sont atteintes d'endométriose, souvent sans le savoir. Depuis plusieurs semaines, les messages des associations (Endomind, Endofrance, etc.) affluent : inconnue jusqu'ici, la biotech Ziwig, qui emploie déjà une cinquantaine de personnes à Lyon, vient d'effectuer une percée de taille, en annonçant le marquage CE du premier test salivaire pour la détection de l'endométriose. Une première mondiale pour cette maladie chronique et invalidante, pouvant aller jusqu'à l'infertilité, et qui toucherait, en France 1,5 à 2 millions de femmes (selon des données du ministère de la Santé), contre 180 millions à l'échelle mondiale. Or, l'une des principales caractéristiques de cette maladie était jusqu'ici l'insuffisance des moyens de détection disponibles, particulièrement invasifs (IRM ou échographies pelviennes, parfois insuffisantes, etc.) et qui aboutissaient à une errance médicale estimée en moyenne à huit à douze années.
C'est en partant de ce constat, vécu par certains membres de l'équipe, que quatre ingénieurs à la double compétence, santé et data, se sont penchés, à Lyon et dans le plus grand secret, sur le développement d'un test salivaire et non invasif, qui pourrait s'appuyer sur un élément : les micro-ARN, que l'on retrouve dans la plupart des fluides humains, dont la salive.
Après avoir démarré par une plateforme de diagnostic clinique composé des questions-réponses ciblées, la start-up a rapidement vu que cette méthode ne suffirait pas. Elle s'est alors penchée sur l'étude des biomarqueurs, qu'elle a tenté d'appliquer à l'endométriose.
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Avec un principe simple : « Depuis 2018, des équipes à l'international avaient déjà identifié que des voies de signalisation avec des micro-ARN, dont six pouvaient être impliqués dans l'endométriose. Nous avons exploré cette piste, en nous rendant compte que grâce à des modèles mathématiques et à l'IA, nous pouvions analyser un grand champ des données préalablement séquencées à partir d'un liquide biologique (sang ou salive) », exposait déjà à La Tribune le vice-président de Ziwig, Gilles Doumer, en février dernier.
Marie Lyan