Traité plastique : les négociations à Busan patinent
latribune.fr

La pression monte sur le premier sommet international visant à réduire le plastique.
Reuters
latribune.fr

La pression monte sur le premier sommet international visant à réduire le plastique.
Reuters
Les négociations patinent pour mettre en place le premier traité mondial visant à réduire la pollution plastique et ses conséquences sur l'environnement et la santé publique. Un groupe d'une soixantaine de pays, réunis au sein de la Coalition des hautes ambitions, favorable à un traité fort et engageant, se heurte à un petit groupe de pays, principalement des producteurs de pétrole, comme la Russie, l'Arabie Saoudite et l'Iran. Ces derniers souhaitent que le traité de Busan doit uniquement concerner la gestion des déchets et le recyclage et non l'ensemble du cycle de vie du plastique, de la production au recyclage.
Toutefois, le sommet de Busan est parvenu cependant à quelques avancées. Plus de cent pays, dont l'Union européenne, se sont joints à une proposition du Panama pour graver dans le marbre le principe d'une réduction de la production de plastique. Une grande première, même si les objectifs chiffrés sont laissés pour l'instant de côté. Au rythme actuel, la production de plastique devrait doubler d'ici 2050 à un milliard de tonnes et représenter 15% des émissions globales de gaz à effet de serre.
Face aux blocages, certains pays évoquent la possibilité de soumettre au vote le traité au lieu d'une adoption par consensus, comme c'est généralement le cas pour les grands accords environnementaux internationaux. Ce qui provoque quelques grincements de dents. D'où la menace d'un échec.
« Il y a moins de flexibilité auprès des délégués de certains pays », a reconnu auprès de l'AFP J.M. Bope Bope Lapwong, chef de la délégation congolaise. Ces pays, selon lui, « oublient de prendre en compte la dangerosité du plastique de façon globale, et ne considèrent que l'aspect économique ».
À lire également
« L'écrasante majorité des délégués des pays ici présents réclament un traité très ambitieux », a lancé lors d'une conférence de presse le chef de la délégation du Panama, Juan Carlos Monterrey. Pour ce dernier, le message est simple : pas de réduction de la production, pas de traité. « Nous ne pouvons pas laisser quelques voix criardes faire dérailler le processus et nous condamner à une planète complètement polluée par le plastique », a-t-il ajouté.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

latribune.fr