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« De la fermeté » : Marc Ferracci hausse le ton dans les négociations avec les États-Unis

Raphaël Melka

Publié le 22 juillet 2025 à 13:30 - Mis à jour le 23 juillet 2025 à 12:02

Le ministre de l’Industrie, Marc Ferracci, a réuni le Conseil national de l’Industrie ce mardi matin.

Le ministre de l’Industrie, Marc Ferracci, a réuni le Conseil national de l’Industrie ce mardi matin.

LTD/Eric TSCHAEN/REA

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Face à la menace de surtaxes américaines de 30 % sur les produits européens dès le 1er août, Marc Ferracci a réuni ce mardi un Conseil national de l’industrie, à Bercy. Le ministre plaide pour une réponse collective avec Bruxelles et n’exclut plus le recours à l’instrument « anticoercition ».

De la fermeté. Ce mardi 22 juillet, le ministre de l'Industrie et de l'Énergie, Marc Ferracci, a convoqué un Conseil national de l'industrie, rassemblant les représentants d'industriels, de syndicats et du patronat pour faire le point sur les négociations en cours avec les États-Unis au sujet des droits de douane, qui inquiètent l'ensemble de l'industrie française. Si aucun accord n'est trouvé entre l'Europe et les États-Unis, des surtaxes douanières de 30 % sur plusieurs produits européens entreront en vigueur à compter du 1er août.

« La France souhaite que la commission continue de faire son travail. Elle est au soutien de la Commission dans sa position de négociation », a déclaré le ministre à l'issue de cette réunion rassemblant industriels, syndicats et patronat. Mais si les discussions entre Bruxelles et Washington échouaient, Paris n'agira pas seul : aucune contre-mesure ne sera prise en solitaire.

« Le statu quo n'est pas acceptable », selon le ministre. Il a alerté sur les « conséquences absolument dramatiques » que pourraient entraîner des droits de douane aussi élevés sur les chaînes de valeur industrielles. « Certaines filières ont fait part d'un risque mortel. »

Un « outil anticoercition »

Mais face aux négociations qui, depuis trois mois, n'ont pas « abouti au résultat escompté, c'est-à-dire un changement de position de l'administration américaine », la France veut désormais « changer de méthode ». Marc Ferracci prône une ligne claire : « Une position de négociation, mais également une posture de fermeté. » Il n'écarte pas le recours à l'instrument « anticoercition », un mécanisme européen.

Conçu en 2023 comme un outil dissuasif, il pourrait devenir un levier de riposte en cas d'escalade commerciale. Un outil « de nature non tarifaire », qui peut se traduire par « des contrôles à l'export, par des restrictions à la publicité en ligne pour les plateformes numériques », a expliqué le ministre.

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Si les négociations échouent, les droits de douane de 30 % seront appliqués sur les produits européens dans moins de deux semaines, le 1er août, alors que « l'outil anticoercition a un horizon temporel un peu plus long », a reconnu Marc Ferracci.

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Le ministre de l'Industrie avait déjà réuni le 8 avril le Conseil national de l'Industrie, qui rassemble les représentants des principales filières industrielles, ainsi que des organisations syndicales et patronales, au moment de la première vague de droits de douane américains.

Raphaël Melka

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