C'est la rentrée scolaire et les premières notes tombent. La plus élevée est ainsi attribuée à ArcelorMittal avec une évaluation de 3,5 sur 5. De quoi en faire un bon élève ? Pas tout à fait. « Plus le score est élevé, plus le risque de désindustrialisation est important », précise Arnaud de Morgny à La Tribune.
Avec plusieurs homologues, le directeur adjoint du Centre de recherche appliquée de l'École de guerre économique CR451 a passé au crible une dizaine de grands groupes français, pour créer un nouvel indicateur de la vitalité et la pérennité industrielle de ces entités.
Au total, ce sont dix entreprises françaises, toutes à vocation industrielle, qui ont été analysées au travers de neuf axes, réunissant un total de 25 critères s'appuyant sur des sources de données ouvertes. Chacun de ces axes est lui-même évalué sur cinq et les items dépassant la note de 3,5 sont considérés comme des axes de vulnérabilité pour l'entreprise en question. Toutes les sociétés concernées par cette étude et leurs représentants du personnel ont reçu un exemplaire de cette étude afin d'en prendre connaissance et pourquoi pas la commenter, selon les dires du directeur adjoint du laboratoire.
Dans cette première salve de « candidats », le CR451 de l'École de guerre économique a passé au crible Schneider Electric, Michelin, Valeo, Renault, Arkema, Sanofi, Danone, Alstom, Seb, ou encore le sidérurgiste ArcelorMittal. Ce dernier, avec une note globale de 3,5 et cinq axes majeurs de vulnérabilité identifiés, apparaît comme le mauvais élève de ce panel.