Alstom : Siemens et Mitsubishi proposent d'apporter 7 milliards d'euros

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Au total, l'offre se monte à 7 milliards d'euros en numéraire, selon un communiqué commun de Siemens et Mitsubishi. (Photo : Reuters).
Au total, l'offre se monte à 7 milliards d'euros en numéraire, selon un communiqué commun de Siemens et Mitsubishi. (Photo : Reuters). (Crédits : reuters.com)
Siemens et Mitsubishi ont déposé lundi soir une offre conjointe à 7 milliards d'euros dans le cadre d'une alliance industrielle autour des activités Energie d'Alstom. Siemens promet de maintenir l'emploi pendant trois ans. Le groupe allemand propose de créer avec le français un champion européen du ferroviaire, mais dans un second temps.

La nouvelle était très attendue. Comme prévu, l'allemand Siemens et le japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI), ont fait part lundi d'une offre formelle sur l'industriel français Alstom, dont le sort est suspendu depuis plusieurs semaines. Au total, l'offre se monte à 7 milliards d'euros en numéraire, selon un communiqué commun des deux groupes.

Siemens veut garantir les emplois pendant trois ans

Siemens propose de son côté de racheter pour 3,9 milliards d'euros l'activité turbine à gaz d'Alstom, de maintenir l'emploi en France et en Allemagne pendant trois ans, si la transaction proposée se fait. L'allemand envisage également, dans un second temps, de former avec Alstom un "champion européen" du ferroviaire, en projetant d'être un actionnaire de long terme de la nouvelle société qu'il formerait avec le français.

Mitsubishi Heavy Industries, de son côté, en plus d'injecter quelque 3,1 milliards d'euros, prendrait jusqu'à 10% du capital d'Alstom et formerait trois coentreprises.

Le ferroviaire exclu de l'offre formelle

Après plusieurs semaines de suspense sur les intentions véritables de Siemens à l'égard d'Alstom, l'offre finale de l'allemand, qui a préféré s'allier à l'arrivée avec un partenaire japonais, ne concerne finalement qu'une petite partie de l'activité d'Alstom.

Mais en mettant en avant le maintien de l'emploi et une alliance avec Alstom, plutôt qu'un rachat pur et simple, Siemens et MHI espèrent pouvoir contrer l'offre de General Electric, qui a mis 12,35 milliards d'euros sur la table et a les faveurs de la direction d'Alstom.

Pour l'heure, l'activité ferroviaire de Siemens n'entre pas dans la transaction, contrairement à ce qu'envisageait une proposition préliminaire faite en avril. Toutefois Siemens se dit prêt, une fois les opérations concernant l'activité énergie bouclées, à "discuter (...) de solutions pour créer un champion européen solide" dans le domaine de la mobilité et serait "prêt alors à devenir un actionnaire de long terme dans une activité transport combinée". Quoiqu'il en soit, les deux dirigeants du japonais MHI et de l'allemand Siemens doivent être auditionnés par l'Assemblée nationale samedi. De son côté, GE réfléchit à une nouvelle amélioration de son offre d'ici au 23 juin.

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Commentaires
a écrit le 17/06/2014 à 11:29 :
Welcome dans un pays de sous developpé ! Viva la francia !
a écrit le 17/06/2014 à 11:28 :
@againPAris
Pas l'anarque, l'Enarque.
a écrit le 17/06/2014 à 11:01 :
L’état doit renationaliser Alsthom, le temps qu’il faudra.
Dans le cas contraire, c’est la désindustrialisation de la France qui continue et la voie ouverte vers un pays sous développé
a écrit le 17/06/2014 à 10:48 :
Quand on voit l'offre de siemens qui promet de maintenir les emplois pendant trois, et l’offre de général electric qui promet des centres de décision et des créations d'emplois, il apparaît clairement que notre intérêt n'est pas de voir Alstom être racheté par les allemands.
a écrit le 17/06/2014 à 10:28 :
La mise en concurrence avec SIEMENS même si elle ne donne rien de concret aura eu au moins le mérite de faire réfléchir à la"stratégie", voire de faire monter les enchères mais elle est de toutes les façons bricolée et largement moins pertinente que la proposition des américains.
a écrit le 17/06/2014 à 8:19 :
La partie nucléaire droit rester propriété purement française...
Et pour le reste , il faut conditionner la vente d'Alstom énergie non nucléaire à l'apport d'actifs industriels dans le ferroviere pour que alstom devienne leader du secteur.donc siemens ou général électrique doivent être prêt à céder leurs actifs.pour l'éolien il faut que EDF ou GDF reprenne les activités en question. Faut que cet opération financiere soit gagnant gagnant pour tout le monde.et je ne vois qu'un découpage d'Alstom de manière intelligente créant un champion français du ferrovierre et un autre dans l'eolien pour se faire.des garantie pour l'emploi, on garde le nucléaire et tout devient bon...
Réponse de le 17/06/2014 à 11:25 :
sauf que : EDF ne veut pas de ces activité de construction, et surtout qu"alstom n' a pas , à proprement,t parler d'activité nucléaire : ils font des turbines , les plus grosses sont utilisée pour les centrales nucléaires, peut être aussi pour d'autres usages aussi , mais il ne s'agit qu'une des produit de la gamme , probablement pas viable , ni pertinent seul...dixit alstom, et areva !
a écrit le 17/06/2014 à 7:22 :
Vendre quelques % d'EDF pour une participation dans Alsthom "Energies".
On ne va tout de même pas laisser des ennemis économiques contrôler nos SNLE.
Elle est belle la fameuse indépance.
a écrit le 17/06/2014 à 6:20 :
tout ça pour ça ....
ou quand la politique s'en mêle....en ne pensant qu'a ses propres intérêts categoriels
a écrit le 16/06/2014 à 23:17 :
le conseil d' administration de Alstom est maître chez lui et ce n' est pas une marinière déjantée qui peu l' impressionnée .
Réponse de le 17/06/2014 à 8:30 :
La complainte du soumis total : faudra pas venir chouiner !
a écrit le 16/06/2014 à 23:00 :
les personnels d'alsthom soumis à des allemands et des japonais, c'est à se rouler par terre; en plus siemens est en train de bazarder 11600 personnes.
a écrit le 16/06/2014 à 20:16 :
Oui, ça sent l'arnaque monteubourgement correcte. Danke schön, Herr Kaeser, tschüüss. Qu'on fusionne Alstom avec Areva, que la BPI rallonge au K, et qu'on en finisse avec cet encan.
a écrit le 16/06/2014 à 20:07 :
Une alliance avec Alstom dans le ferroviaire? C'est ridicule ; Siemens est faible dans ce domaine et Alstom n'a pas à renforcer Siemens dans ce domaine. En revanche, une alliance capitalistique croisée dans l'énergie à 50/50 y compris chez Siemens, oui cela a du sens. Bref, à la poubelle l'offre !
a écrit le 16/06/2014 à 19:50 :
Le gouvernement va choisir le court terme : les 3 ans promis par Siemens.
Ensuite, ils ne seront plus au pouvoir.
a écrit le 16/06/2014 à 19:28 :
Il leur a fallu 1 mois pour pondre une offre avec 2 fois moins de cash que GE avec une contrepartie hypothétique sur le ferroviaire ?
a écrit le 16/06/2014 à 19:17 :
Tout le monde a pu remarqué qu'une garantie d'emploi de 3 ans doit convenir au gouvernement ! De toutes façons, après 3 ans, il ne sera plus là... les personnels pourront être licenciés, ce ne sera plus son problème...
a écrit le 16/06/2014 à 18:40 :
Ça sent l'arnaque a plein nez cette histoire!

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