Alstom : Siemens et Mitsubishi offriraient 7,25 milliards d'euros

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Les deux groupes allemand et japonais feront savoir au plus tard le 16 juin s'ils concrétisent leur intérêt par une offre ferme au conseil d'administration d'Alstom. (Photo: Reuters)
Les deux groupes allemand et japonais feront savoir au plus tard le 16 juin s'ils concrétisent leur intérêt par une offre ferme au conseil d'administration d'Alstom. (Photo: Reuters) (Crédits : reuters.com)
Selon le quotidien économique japonais Nikkei, Mitsubishi Heavy Industries proposerait 3,6 milliards d'euros pour les activités de turbines à vapeur d'Alstom, alors que Siemens investirait la même somme pour acquérir l'activité de turbines à gaz.

Le japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et l'allemand Siemens mettraient sur la table 7,25 milliards d'euros pour une partie des activités énergétiques d'Alstom, affirme jeudi la presse japonaise.

Les activités de distribution et de transmission seraient exclues

Les deux conglomérats industriels avaient annoncé mercredi s'être alliés pour faire une éventuelle offre commune, afin de contrer General Electric (GE) qui a déjà proposé 12,35 milliards d'euros pour les activités énergétiques du français Alstom. Officiellement, les géants nippon et allemand n'ont encore avancé aucune offre chiffrée.

Cependant, le quotidien japonais économique Nikkei a affirmé qu'ils proposeraient 7,25 milliards d'euros: une offre inférieure en valeur à celle de GE, mais qui concernerait un périmètre plus petit, excluant notamment les activités de distribution/transmission.

Une offre en deux parties

Celle-ci serait formulée en deux parties: MHI, associé à son compatriote Hitachi pour l'occasion, proposerait 3,6 milliards d'euros pour les activités de turbines à vapeur d'Alstom, utilisées dans les centrales nucléaires françaises, tandis que Siemens investirait la même somme pour acquérir l'activité de turbines à gaz.

Selon une source au fait des discussions, l'allemand prévoirait toujours de céder ses activités ferroviaires à Alstom, qui veut se recentrer sur ce secteur jugé plus porteur, quitte à se passer de sa branche énergie qui pèse environ 70% de ses revenus.

Une confirmation avant le 16 juin

En réponse aux informations du Nikkei, MHI a affirmé que "le schéma, le montant de l'investissement et d'autres points" de son offre commune avec Siemens "étaient en cours d'étude" et qu'"aucune décision" n'avait été prise.

Les deux groupes feront savoir au plus tard le 16 juin s'ils concrétisent leur intérêt par une offre ferme au conseil d'administration du groupe français.

Une réunion jeudi à l'Elysée

L'information est dévoiléé à quelques heures d'une réunion au plus haut niveau de l'Etat français. Le président de la République, François Hollande, doit faire le point sur le dossier Alstom ce jeudi à 08h00 française avec le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg et le Premier ministre Manuel Valls.

L'exécutif s'est doté d'un droit de veto dans le dossier. Il exige des garanties sur l'emploi, le maintien des centres de décisions en France et surtout la sanctuarisation de la technologie d'Alstom, dont les turbines à vapeur équipent les centrales nucléaires d'EDF.

Toshiba aussi impliqué?

General Electric, qui a formalisé son offre pour racheter les activités d'énergie d'Alstom depuis fin avril, l'avait finalement prolongé de trois semaines, jusqu'au 23 juin, espérant convaincre le gouvernement de sa pertinence.

L'offre de General Electric pourrait à terme impliquer aussi l'autre conglomérat industriel japonais, Toshiba, selon la presse japonaise. Celle-ci répète depuis des semaines que, si GE l'emporte, Toshiba pourrait ensuite lui racheter l'activité distribution d'Alstom, bien que le géant américain s'en défende.

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Commentaires
a écrit le 12/06/2014 à 13:44 :
Grace au gouvernement francais d'autre se sont interesses au dossier maintenant cela sera au plus offrant pour un demantelemnt type ARCELOR ou Pechiney.
Good bye ALSTOM.
a écrit le 12/06/2014 à 11:32 :
Qu'ils fassent ce qu'ils veulent, mais la France doit conserver une part conséquente du capital du ou des nouveaux ensembles!
Réponse de le 12/06/2014 à 12:11 :
la france n'est pas actionnaire a ce jour, elle n'a aucune raison de l’être dans les nouveaux ensembles. par ailleurs, 80% de effectifs , des clients, des sites du groupes sont a l’étranger . un mot a dire sur quoi, au juste ?
a écrit le 12/06/2014 à 9:53 :
Ou est le géant Européen prévu ?
Si on comprend bien ce sera une société asiatique :Mitsubishi+ Toshiba avec une part de capital de Siemens

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