Alstom attend les offres fermes de Siemens et Mitsubishi

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Il est exact que nous étudions diverses possibilités, mais à l'heure actuelle, il n'est pas vrai que nous avons décidé, a expliqué le groupe japonais MHI dans un bref communiqué ce lundi matin.
"Il est exact que nous étudions diverses possibilités, mais à l'heure actuelle, il n'est pas vrai que nous avons décidé", a expliqué le groupe japonais MHI dans un bref communiqué ce lundi matin. (Crédits : reuters.com)
Selon le quotidien allemand des affaires, le Handelsblatt, l'offre en cash globale de Siemens/MHI serait de l'ordre de 9 milliards d'euros. En comparaison, GE propose 12,35 milliards d'euros pour l'ensemble des activités énergie d'Alstom.

Jour J pour Alstom. Qui déposera l'offre la plus intéressante pour reprendre l'industriel français ? Alors que General Electric (GE) s'est déjà (fermement) positionné, les propositions du japonais Mitsubishi et de l'allemand Siemens sont attendues ce lundi 16 juin.

Siemens proposerait bien moins de 10 milliards d'euros

Pour sa part, le conglomérat industriel allemand voudrait offrir quatre milliards d'euros pour reprendre uniquement les turbines à gaz d'Alstom, renonçant dans le même temps à lui céder pour le moment sa division ferroviaire, selon le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ).

Interrogé par l'AFP, Siemens, qui réunissait dimanche son conseil de surveillance pour trancher sur l'offre, n'a pas souhaité commenter ces informations. Si elles s'avéraient exactes, cela voudrait dire que l'Allemand ferait alors un pas en arrière.

En effet, dans une offre préliminaire fin avril, l'Allemand évaluait à une fourchette de 10,5 milliards à 11 milliards d'euros les activités énergie d'Alstom et proposait de lui céder en échange ses activités de train et métros, pour tenter de contrer l'offre ferme déposée par l'américain General Electric (GE).

Mitsubishi prendrait 10% ?

Par ailleurs, depuis la semaine dernière, un autre acteur est entré en jeu aux côtés de Siemens, le japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI). Les deux groupes ont annoncé mercredi travailler à une offre commune, sans donner de détail sur les actifs visés.

Selon les médias allemands, japonais et français, Mitsubishi serait intéressé par les turbines à vapeur d'Alstom, utilisées dans les centrales nucléaires, et pourrait prendre une participation de 10% dans le groupe français.

Une entreprise commune Alstom / MHI

Une source proche du dossier avait évoqué jeudi la possibilité d'une entrée de MHI au capital d'Alstom via une prise de participation minoritaire, pour créer une alliance industrielle sur le modèle des constructeurs automobiles Renault et Nissan.

Selon la FAZ à paraître lundi, MHI entrerait au capital d'Alstom à travers le rachat d'une partie de la participation de Bouygues (29%). Le plan de Siemens/MHI prévoit aussi la création d'une entreprise commune Alstom/MHI dans les turbines à vapeur, dans laquelle le français détiendrait 60%. Le japonais s'associerait aussi à Alstom dans les activités éoliennes et hydrauliques, toujours selon la FAZ qui ne cite pas de source identifiée. Cela ferait donc de MHI l'acteur clé de cette offre commune.

Une offre globale de 9 milliards d'euros

Selon le quotidien allemand des affaires, le Handelsblatt, l'offre en cash globale de Siemens/MHI serait de l'ordre de 9 milliards d'euros. "Il est exact que nous étudions diverses possibilités, mais à l'heure actuelle, il n'est pas vrai que nous avons décidé", a expliqué le groupe japonais dans un bref communiqué ce lundi matin.

En comparaison, GE propose 12,35 milliards d'euros pour l'ensemble des activités énergie d'Alstom. Mais selon le ministre français des Finances, les deux offres vont progresser en raison d'une concurrence accrue. Il a ainsi déclaré dimanche lors du Grand Rendez-Vous Europe 1-i>Télé-Le Monde:

"Que Mitsubishi rentre dans l'offre de Siemens, ça améliore l'offre de Siemens. Je pense que GE va aussi améliorer son offre"

Enfin, le Handelsblatt croit aussi savoir que Siemens ne prévoit plus d'apporter en échange ses activités ferroviaires comme initialement envisagé. Le PDG de Siemens, Joe Kaeser, doit être auditionné mardi à l'Assemblée nationale à Paris dans le cadre du rachat du pôle énergie d'Alstom.

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Commentaires
a écrit le 16/06/2014 à 15:47 :
une petite pensée pour les salariés d’Alstom qui sont dans l'angoisse de cette grande braderie
a écrit le 16/06/2014 à 10:26 :
On parlera et reparlera de Siemmens et de la nouvelle venue Mitsubishi, mais à la fin du sprint ce sera même GE qui le remportera. C'est honteux pour la France mais quand on a les pieds et les mains liés.......
Réponse de le 16/06/2014 à 11:34 :
n'importe quoi,il s'agit de métiers nobles ,d'envergure mondiale,et l'ETAT ne laissera pas s'installer une Braderie.
Réponse de le 16/06/2014 à 13:28 :
vous croyez aussi au père noël n'est-ce pas ? aux ovnis.... ? lol

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