2014, une année "éprouvante" pour Areva

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Selon Les Echos, d'ici 2017, Areva espère réaliser 1 milliard d'euros d'économies sur la base de coûts actuelle.
Selon Les Echos, d'ici 2017, Areva espère réaliser 1 milliard d'euros d'économies "sur la base de coûts actuelle". (Crédits : reuters.com)
Le géant français du nucléaire a a annoncé lundi un chiffre d'affaires en baisse de 8% en 2014. Il a prévenu que son bénéfice net annuel pourrait souffrir de dépréciations d'actifs pour des pertes liées à l'exécution de certains contrats.

SI le chiffre d'affaires d'Areva est un peu meilleur que prévu en 2014, il accuse toutefois une chute importante. Lundi 2 février, le géant français du nucléaire a annoncé un résultat annuel en baisse de 8% à 8,336 milliards d'euros pour 2014 (-7,2% à périmètre et changes constants). Ce dernier se situe toutefois légèrement au-dessus de son anticipation d'un recul de 10% des ventes en organique et meilleur que les attentes des analystes.

Décroissance due à "la dégradation de l'environnement de marché "

En difficulté, le groupe français attribue cette décroissance à "la dégradation de l'environnement de marché tout au long de l'année" et à une base de comparaison défavorable, après une année 2013 marquée par des contrats non récurrents dans les activités mines et aval.

"L'année 2014, et plus particulièrement le second semestre, a été éprouvante pour Areva. Avec le nouveau conseil d'administration, nous travaillons à l'élaboration d'un plan de compétitivité et d'une feuille de route stratégique et financière", a commenté le nouveau directeur général du groupe, Philippe Knoche, nommé début janvier.

Des actifs pourraient être revu à la baisse

Dans ce cadre, la valeur de certains actifs pourrait être revue "significativement à la baisse" tandis que les provisions pour perte à terminaison relatives à certains contrats de construction ou de modernisation pourraient l'être "significativement à la hausse", selon le communiqué du groupe.

"L'ensemble de ces éléments viendrait dégrader significativement le résultat net de l'exercice 2014 par rapport au 30 juin 2014", a-t-il précisé.

Une perte de 694 millions d'euros au 1er semestre 2014

Au premier semestre de l'exercice écoulé, le groupe détenu à près de 87% par des capitaux publics avait accusé une perte nette de 694 millions d'euros.

Le 18 novembre, Areva avait annoncé renoncer à l'un de ses principaux objectifs financiers pour 2014 et avait suspendu l'ensemble de ses perspectives financières pour les deux années suivantes, ce qui lui avait valu d'être relégué en catégorie spéculative par l'agence de notation Standard and Poor's.

Areva vise 1 milliards d'euros d'économies en 3 ans

Selon Les Échos, d'ici 2017, Areva espère réaliser 1 milliard d'euros d'économies "sur la base de coûts actuelle".

Le groupe prévoit de présenter ses nouvelles orientations stratégiques le 4 mars, lors de la publication de ses résultats annuels, afin d'amorcer son redressement.

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Commentaires
a écrit le 03/02/2015 à 13:36 :
Encore un beau fiasco de l'Etat "stratège". Une boite privée aurait peut être fait les même bêtises. Mais au moins elle aurait fait faillite et les actionnaires qui on pris le risque étaient volontaires. Là en gros c'est encore le contribuable (qui n'a rien demandé), le dindon de cette farce.
Réponse de le 03/02/2015 à 16:15 :
Vous oubliez aussi les salariés qui le vivent assez mal. Je ne crois pas que ce soit l'Etat stratège mais plutôt la mégalomanie de Mme Lauvergeon le principal coupable. L'Etat l'est cependant, car il a laissé faire. "Vous pensez, mon bon Monsieur, une Normale Sup-Mines et en plus sherpa d'un président de la République ça ne peut pas se tromper"
a écrit le 03/02/2015 à 9:22 :
L'organisation d'Areva est une usine à gaz avec énormément de postes en double et de contrôles internes redondants qui ne favorisent ni la prise d'initiatives ni la motivation. Héritage des années Lauvergeon qui a embauché à tour de bras, bouffé la trésorerie par la même occasion et aussi bien trop renforcé le pôle financier (très peu de techniciens aux postes clés notamment dans la mine). Cogema bien que rigide était plus souple et réactif et faisait plus confiance aux techniciens.
Les deux pertes majeures sont le fruit de cette prédominance des financiers car construire un réacteur nécessite des talents de manager et de technicien sur le terrain, et si Mme avait demandé à ses géologues un avis sur Uramin, elle ne l'aurait jamais acheté.
Réponse de le 03/02/2015 à 11:16 :
La gestion d’État coûte cher ! Et pourtant les français croient dur comme fer au dirigisme économique et au colbertisme...

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