Le pétrole rebondit fortement, mais la tendance reste baissière

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Le marché a mis un coup d'arrêt à sept mois de chute des cours du pétrole.
Le marché a mis un coup d'arrêt à sept mois de chute des cours du pétrole. (Crédits : reuters.com)
En une semaine, le brent a pris près de 11%, un premier rebond après sept mois de baisse quasi-interrompue. Les analystes estiment que ce rebond ne devrait pas durer. Ils s'interrogent néanmoins sur le fait que le baril de brut soit désormais proche de son point d'équilibre.

Presque 10 dollars en une semaine ? Le pétrole s'offre un remarquable rebond de 11% sur cinq séances. Le baril de brent repasse ainsi au-dessus des 49 dollars pour se fixer à 58 dollars. Cette hausse surprend après près de sept mois de baisse quasi-ininterrompue où le brut a perdu plus de 55% de sa valeur. Pour les analystes, ce rebond ne repose sur aucune raison fondamentale. D'ailleurs, ils restent convaincus que la tendance reste baissière.

"Il n'y a pas eu d'actualité justifiant un rebond des cours du pétrole, cette hausse des cours devrait dont être traitée avec précaution", notaient les analystes du courtier PVM, cités par l'AFP.

"Il y a un énorme excédent d'offre et une grosse proportion de la production est stockée, comme le montre la hausse des stocks américains de pétrole", renchérissaient les analystes de PVM.

Le pétrole a-t-il touché un niveau plancher?

Chez Saxo Bank, on prétexte de la forte volatilité de la matière première pour tenter d'expliquer cet épisode haussier. Ils se risquent néanmoins à poser la question  d'un niveau plancher du prix du pétrole dont personne n'a vraiment su apporter une réponse ces derniers mois.

"C'est une indication claire du bras de fer entre les fondamentaux négatifs et positifs, et l'attrait des investisseurs qui considèrent que les cours pourraient avoir touché le fond", explique Ole Hansen analyste chez Saxo Bank, interrogé par l'AFP.

"Les problèmes en Libye et la baisse du nombre de plateformes en activité aux États-Unis apportent du soutien (aux investisseurs pariant sur une hausse des cours), tandis que la hausse record des inventaires de pétrole aux États-Unis et la production robuste de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) est un facteur baissier", continuait M. Hansen.

Les analystes de Commerzbank parient également sur un effet de marché plutôt que sur un changement de paradigme.

"Beaucoup d'investisseurs considèrent les prix comme bas et anticipent la hausse des cours ainsi que les profits que cela pourrait leur apporter", soulignent-ils.

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Commentaires
a écrit le 08/02/2015 à 11:01 :
L'augmentation du prix du pétrole est immédiate à la pompe, la baisse sera bien plus lente.....mais bon, on va encore nous expliquer que ce n'est pas vrai. Les automobilistes seraient-ils des idiots ?
a écrit le 07/02/2015 à 19:07 :
Curieux comme personne ne semble faire de relation entre les tensions géopolitiques qui augmentent, et l'accroissement des stocks de pétrole,dans la puissance la plus engagée dans tous les conflits, et qui s'apprête à ouvrir une nouvelle confrontation, par pays interposé.
a écrit le 07/02/2015 à 12:01 :
A voir l'entente qui semble régnait dans notre région centre (tous les prix à la pompe sont peu ou prou identiques), ne peut-on pas imaginer qu'au delà de la loi de l'offre et de la demande, des "personnes" à la recherche de recettes immédiates favorisent la remontée des prix à la pompe ?
a écrit le 07/02/2015 à 11:14 :
Réponse: Peak Oil.
a écrit le 07/02/2015 à 11:12 :
Après il faudra voir si une fois la remonté amorcée les pétrolier auront une cette fois le temps de réagir mais j'ai l'impression que cette baisse à eu de trop grave conséquences sur le investissement pour que l'on survive à une nouvelle explosion de la demande
a écrit le 07/02/2015 à 8:00 :
Les pompes ne s' y sont pas trompées !!!!
Même ceux qui défendent le pouvoir d 'achat, facture à la hausse ( prix de remplacement !!!), jamais à la baisse immédiate ( écoulement des stocks chers !!!) ..
et pendant ce tyemps , on nous occupe avec des broutilles médiatiques !!!!
a écrit le 06/02/2015 à 23:55 :
Ce qui est dommage, c'est que le gouvernement n'utilise pas cette baisse provisoire pour accroître les taxes pour investir massivement dans des modes de transports moins dépendants du pétrole. le train, bien sûr.
Réponse de le 07/02/2015 à 0:12 :
Créons une gare dans chaque village ...
Réponse de le 07/02/2015 à 0:46 :
Vous pensiez qu'il allait baisser jusqu'à 10$?
Réponse de le 07/02/2015 à 11:18 :
Encore un taxomane. Et quand le pétrole remontera?
Réponse de le 07/02/2015 à 12:08 :
A vous lire, vous semblez considérer que la fiscalité française n'est pas suffisante !
Ce n'est pas à coup de taxes supplémentaires que l'on peut résorber un déficit ou réduire la dépendance pétrolière, mais en ayant une saine gestion des recettes et des dépenses de l’État. Posez-vous la question de savoir à quoi servent tous les impôts et taxes qui sont versés par les ménages, surement pas au bien être de la population.
a écrit le 06/02/2015 à 21:58 :
Eh oui, le nombre de puits aux Etats-Unis aurait reculé de 30%, les grandes compagnies diminuent leurs investissements, mais la tendance du marché reste baissière, bien sur...
a écrit le 06/02/2015 à 19:17 :
Le pétrole de la mer du Nord est à l' arrêt , Aberdeen le port pétrolier a tout stoppé :licenciement en masse et baisse de salaire...Total a arrété les frais au Canada dans la fracturation , les Us ont ils suivi le même chemin ? ce qui donnerait l' Arabie Saoudite
grand vainqueur....
a écrit le 06/02/2015 à 17:07 :
Cette incertitude sur le prix de l'énergie milite en faveur d'une fiscalité énergétique avec évidemment une compensation avec une baisse des charges sociales.
Réponse de le 07/02/2015 à 11:16 :
Quand les prix s'envolent, il faut baisser les taxes. Les états européens sont drogués aux taxes sur l'énergie.

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