La chute vertigineuse du prix du carburant sous la barre des 50 dollars le baril de brent est évidemment une excellente nouvelle pour les compagnies aériennes, habituées ces dernières années à des prix dépassant les 100 dollars. Malgré le manque de visibilité sur l'évolution des cours, les prévisions d'Air France-KLM -qui se fondent sur celles des prix du brut des prochains mois, les "futures", et non sur le prix marché d'aujourd'hui- tablent néanmoins sur un gain brut de 3,5 milliards de dollars sur la facture carburant de 2015, selon des chiffres présentés la semaine en CCE d'Air France. Néanmoins, a indiqué le groupe, ce gain sera largement inférieur, voire peut être nul à la fin de l'année
Déjà, en tenant compte des couvertures carburant contractées avec les banques à un niveau supérieur au cours d'aujourd'hui, Air France-KLM va rendre à ses contreparties entre 50 et 60% de ce gain brut, tandis que la baisse de l'euro face au dollar, à un niveau supérieur à la parité observée en 2014 (1,30-1,35 dollar pour un euro en moyenne), devrait lui aussi effacer une partie du gain.
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Au final, la facture carburant devrait baisser "de plusieurs centaines de millions d'euros", explique un proche du dossier, peu à l'aise néanmoins à faire des pronostics. Surtout, que Frédéric Gagey, le PDG d'Air France, a émis l'hypothèse devant les représentants du personnel que ce gain puisse être absorbé par les baisses de recettes unitaires.
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