Macron rejette l'idée d'une fusion entre Areva et EDF

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Le travail qui est en cours, c'est donc d'abord de voir comment EDF et Areva peuvent faire mieux sur le plan commercial en France, sur certains contrats qui les lient, a expliqué Emmanuel Macron.
"Le travail qui est en cours, c'est donc d'abord de voir comment EDF et Areva peuvent faire mieux sur le plan commercial en France, sur certains contrats qui les lient", a expliqué Emmanuel Macron. (Crédits : CHARLES PLATIAU)
Le ministre de l'Economie milite "pour un rapprochement sur le plan commercial, opérationnel et industriel" des deux sociétés, dans un entretien lundi à l'AFP. Il veut mettre fin aux divergences "qui ont pu exister par le passé" entre ces dernières.

"L'enjeu n'est en aucun cas de fusionner Areva et EDF. Ce qui a été demandé à ces entreprises, c'est de travailler à toutes les voies et moyens pour un rapprochement sur le plan commercial, sur le plan opérationnel et industriel."

Lors d'un entretien avec l'AFP, lundi 9 mars, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a évoquée quelques pistes pour soutenir Areva, qui accuse des pertes nettes de 4,9 milliards d'euros en 2014.

Mettre fin "divergences qui ont pu exister par le passé"

"Le travail qui est en cours, c'est donc d'abord de voir comment EDF et Areva peuvent faire mieux sur le plan commercial en France, sur certains contrats qui les lient, par exemple en matière d'approvisionnement, parce que les divergences qui ont pu exister par le passé doivent prendre fin", a estimé M. Macron.

Le président François Hollande avait annoncé mercredi dernier avoir demandé aux dirigeants d'Areva et d'EDF de travailler à un "rapprochement" des deux groupes publics, sans préciser selon quelles modalités.

Macron réclame une adaptation des offres aux marchés étrangers

Pour Emmanuel Macron, il est "important" que les deux groupes fassent "mieux sur le plan de l'export en rapprochant leur offre pour les marchés à l'étranger".

"La meilleure façon de créer cette équipe française du nucléaire est en effet d'en accroître la cohérence interne. Enfin, il s'agit d'accroître les liens opérationnels et éventuellement capitalistiques entre EDF et Areva là où cela fait sens d'un point de vue industriel, je pense à la partie réacteur", a poursuivi le ministre.

Royal avait évoqué une fusion

De son côté, la ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, Ségolène Royal, a affirmé plus tôt lundi que "toutes les hypothèses" étaient sur la table dans le dossier du rapprochement entre EDF et Areva, y compris une fusion.

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Commentaires
a écrit le 13/03/2015 à 8:37 :
Quand on compare les points de vue de Macron et de Royal, c'est là qu'on voit ceux qui ont de vraies compétences en économie.
Ségolène n'agit que sur des pulsions, avec beaucoup de démagogie et de yaka, c'est une vraie catastrophe pour ce gouvernement et le pays tout entier. Hollande en est-il conscient, ou est-il comme elle ?
a écrit le 10/03/2015 à 16:54 :
Total, Gdf, Edf doivent être mobilisés pour le moins afin de traiter ce dossier. Ils devront céder des actifs qui ne correspondent pas à la redéfinition de leurs métiers tout en intégrant les différentes composants d'Areva qui se dirigera pour sa part vers une activité de grande minière. Total devra absorber logiquement Edf pour que deux nouveaux groupes recomposés et généralistes existent dans l'énergie française. Comment imaginer une autre piste ? Alors oui, il est nécessaire que les premiers grands chantiers de convergence soient lancés avant d'imaginer le schéma final du rapprochement juridique. Pour le moment Areva devra dire ce qu'il vend et vérifier que les provisions comptables qui ont constitué la perte "choc mental" de cette année soient bien justifiées. Un an, deux seront nécessaires avant d'aboutir. Ensuite il faudra aller vite.
a écrit le 10/03/2015 à 16:09 :
Envoyons Macron en Grèce pour se former à l'économie !
a écrit le 10/03/2015 à 15:36 :
En bonne langue de bois, cela veut dire que cette fusion va se faire. Encore une future bonne affaire, cumul de dettes, possibles postes supplémentaires pour reclassement d'ex énarques, un excellent carnet de réalisations rentables (de l'EPR à Uramin), un futur gros CE pour rémunérer les syndicats... Cela sent la taxation supplémentaire pour le pékin moyen en vue de couvrir ce joli gouffre.
a écrit le 10/03/2015 à 9:50 :
On devrait cumuler les avantages des salariés des deux entreprises pour faire une fusion parfaite...
Allez je poste mon CV... ça sent le bon plan...
Réponse de le 13/03/2015 à 8:39 :
avec des propos comme celui-là, vous n'avez aucune chance. Il y a quand même du tri à l'embauche.
a écrit le 10/03/2015 à 9:24 :
Ce qui plombe le plus Areva c'est l'indécision patente du pouvoir sur le nucléaire.
Réponse de le 10/03/2015 à 15:21 :
Le pire a été le choix politique d'Anne Lauvergeon comme dirigeante d'Areva...
a écrit le 10/03/2015 à 8:52 :
1/ Le président François Hollande avait annoncé mercredi dernier avoir demandé aux dirigeants d'Areva et d'EDF de travailler à un "rapprochement" des deux groupes publics, sans préciser selon quelles modalités.
2/ De son côté, la ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, Ségolène Royal, a affirmé plus tôt lundi que "toutes les hypothèses" étaient sur la table dans le dossier du rapprochement entre EDF et Areva, y compris une fusion.
3/ et conclusion. Le blablabla de ces deux dirigeants est édifiant.
MACRON PRESIDENT. En voilà un qui mouille sa chemise !
C.B.
a écrit le 10/03/2015 à 8:15 :
Je croyais Macron fait du marbre dont on fait les statues, je m'aperçois qu'il est fait de la faïence dont on fait les bidets.

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