Baisser de 15% la consommation de gaz : un objectif plus facile à réaliser en France qu’ailleurs dans l'UE
Juliette Raynal
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Eric Gaillard
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« Nous préparons le scénario du pire », a lancé, ce mercredi 20 juillet, Ursula von der Leyen, lors de la présentation du plan « Save Gas for a Safe Winter », qui pourrait se traduire en français par « économiser du gaz pour passer l'hiver sereinement ». La présidente de la Commission européenne redoute une rupture totale des livraisons de gaz russe dans le contexte de la guerre en Ukraine et craint que le géant Gazprom ne remette pas en service le gazoduc Nord Stream 1, actuellement arrêté pour maintenance.
Elle a ainsi demandé aux Etats membres de baisser de 15% leur consommation de gaz au cours des huit prochains mois (de août 2022 à mars 2023) par rapport à leur consommation moyenne enregistrée au cours des cinq dernières années.
Cette demande, dans un premier temps, n'est pas contraignante. En revanche, en cas d'alerte, elle le deviendra. Bruxelles pourra déclarer cette situation d'alerte si Vladimir Poutine ferme totalement le robinet de gaz vers les Vingt-Sept, ou si les livraisons se réduisent drastiquement et que cela s'accompagne d'une forte vague de froid.
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Selon la Commission, une diminution de 15% de la demande permettra d'économiser quelque 45 milliards de mètres cubes de gaz à l'échelle de l'Union européenne. Or, si la Russie venait à couper totalement ses livraisons de gaz, entre 30 milliards et 45 milliards de mètres cubes (dans le cas d'un hiver particulièrement froid) de gaz viendraient à manquer, en l'absence d'action pour réduire la demande. Et ce, malgré tous les efforts déjà entrepris pour diversifier nos sources d'approvisionnement en gaz, par gazoduc et par voie maritime avec le Gaz naturel liquéfié (GNL). En début de semaine, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) alertait justement sur ce point.
Juliette Raynal
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