Chine : Shanghai teste le modèle des « villes éponges »

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Les rues sont construites avec des matériaux perméables et les terres-pleins centraux sont transformés en jardin pluviaux
Les rues sont construites avec des matériaux perméables et les terres-pleins centraux sont transformés en jardin pluviaux (Crédits : DR)
Face au risque de montée du niveau de la mer, la mégalopole côtière innove sur la prévention des inondations.

S'inspirer de la nature pour corriger les effets pervers des constructions humaines. C'est la voie empruntée par le gouvernement chinois afin de faire face au danger des inondations urbaines, aggravé par le réchauffement climatique comme par l'artificialisation des sols. Depuis 2015, il a lancé le programme « villes éponges », visant à promouvoir le développement d'alternatives écologiques aux systèmes traditionnels de prévention des inondations - fondés sur les seuls réseaux d'assainissement. Initialement limité à 16 villes, le programme en comprend désormais 30, dont Shanghai.

Dans la ville la plus peuplée de Chine, particulièrement exposée au danger de la montée des eaux en raison de sa position côtière, le modèle de « ville éponge » est notamment testé dans le quartier de Lingang (dit aussi Nanhui), rapporte The Guardian. Les rues y sont construites avec des matériaux perméables, permettant à l'eau de pénétrer dans le sol. Les terres-pleins centraux, remplis de plantes, y sont transformés en jardins pluviaux. Une multiplication de parcs, un lac artificiel, des toitures végétalisées ou équipées de réservoirs complètent le dispositif.

Améliorer le cadre de vie

Le gouvernement de Shanghai voudrait que chaque quartier pilote intègre des solutions de « ville éponge » sur 20% de son territoire avant 2020, puis atteindre 80% de la surface de la ville en 2030, selon The Guardian. Le pari est que ces innovations contribueront également à l'autonomie urbaine en matière de ressource hydrique, ainsi qu'à l'amélioration du cadre de vie, voire du tourisme.

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Le défi reste toutefois ardu dans les plus vieux quartiers, dont la conception d'origine fait obstacle à l'objectif de restaurer les voies naturelles de l'eau. Sans compter que seul un cinquième des financements nécessaires est pris en charge par le gouvernement national : les villes doivent chercher le reste auprès du secteur privé.

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