Comment Assystem prospère au sein d'Iter
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Assystem lance un avertissement sur son resultat operationnel
Benoit Tessier
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Assystem lance un avertissement sur son resultat operationnel
Benoit Tessier
Avec un chiffre d'affaires de 444 millions d'euros en 2018 et plus de 5.700 employés dans 14 pays, Assystem n'est plus exactement une entreprise familiale. À l'origine spin off de l'équipe d'ingénieurs du CEA ayant créé la première usine d'enrichissement de l'uranium en 1966 à Pierrelatte, ce groupe d'ingénierie international, dont une partie de la direction générale est basée à Dubaï, est même coté à la Bourse de Paris. C'est néanmoins pour éviter la dilution que son fondateur et PDG Dominique Louis décide en 2017 de céder une partie de ses activités, pour se recentrer sur le ferroviaire, la pharmacie, les infrastructures et le nucléaire. Ce dernier secteur pèse en 2018, 251 millions de chiffre d'affaires, en hausse de 22 %.
En 2017, aux côtés d'EDF (75,5 %) et de Mitsubishi Heavy Industries (19,5 %), Assystem prend 5 % du capital de New NP, filiale d'Areva NP devenue Framatome. Cette participation lui permet de pouvoir concourir avec EDF (comme en Inde pour six EPR à Jaitapur) mais aussi de se positionner sur certains appels d'offres dont EDF est absent. Assystem travaille notamment sur les centrales d'Akkuyu en Turquie et d'El Dabaa en Égypte, construites par Rosatom, ainsi que pour l'autorité saoudienne chargée du développement des énergies renouvelables et nucléaires et pour les différents EPR en cours de construction. Mais Iter occupe une place à part dans son portefeuille. « Si Iter fonctionne, s'enthousiasme Stéphane Aubarbier, cela modifiera fondamentalement la question de l'approvisionnement en énergie au niveau mondial ».
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Le COO & CEO Energy Infrastructure d'Assystem, entré dans l'entreprise en 1995, y a fait toute sa carrière, à l'exception d'une escapade de deux ans chez ABB. Aujourd'hui, 170 salariés d'Assystem travaillent sur le site d'Iter, ce qui en fait le sous-traitant dont la présence est à la fois la plus ancienne et la plus importante. La durée du projet n'effraie pas Stéphane Aubarbier. « Quand on s'engage dans un nouveau programme nucléaire, on sait qu'on est là pour quatre-vingts ans », reconnaît-il. Ce qui n'a rien de rédhibitoire, au contraire, au vu du chiffre d'affaires de 10 à 15 millions d'euros que le projet lui rapporte chaque année.