• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ClimatEnergie & Environnement

De la COP21 à la COP24 : quel chemin parcouru ?

Photo de Dominique Pialot

Dominique Pialot

Publié le 07 décembre 2018 à 05:05 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:12

COP24, climat

COP24, climat

Reuters

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 6

    Dominique de Villepin, candidat à la présidentielle : « Pour éviter le pire, il faut s’entendre »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Alors que le réchauffement climatique s’emballe, la COP24 s’est ouverte à Katowice (Pologne) dimanche dernier dans un contexte politique qui s’est durci avec le retrait américain de l’accord de Paris. Le concept de « neutralité carbone », qui s’est largement diffusé en trois ans, dessine les contours d’un monde encore difficile à cerner.

Pessimisme de l'intelligence ou optimisme de la volonté ? Cette référence à Gramsci résume l'ambiguïté du sentiment dominant à l'examen des trois années écoulées depuis l'accord arraché aux 195 États (plus l'Union européenne) réunis à Paris en décembre  2015. Trois ans, presque jour pour jour, depuis que Laurent Fabius, président de cette 21e conférence des parties (COP), a abattu son petit marteau vert dans l'amphithéâtre surchauffé du Bourget, à l'issue de 13 jours (et nuits) de négociation. Même si une certaine euphorie l'emportait alors, on savait déjà que le cumul des engagements pris par les États en amont de la COP21 ne suffirait pas à atteindre l'objectif gravé dans l'accord de Paris : contenir la hausse des températures à + 2 °C, et si possible + 1,5 °C, par rapport à l'ère préindustrielle.

Les 200 pays rassemblés en ce début décembre pour la COP24 à Katowice (Pologne) doivent d'abord s'accorder sur les règles du jeu précises de cet accord (le Paris rulebook), qui doit entrer en vigueur en 2020. La transparence et le suivi sur les émissions, et sur le financement sont indispensables pour établir la confiance et créer les conditions d'une révision de leurs ambitions à la hausse. D'autant plus que le rapport spécial justement commandé au Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) à l'issue de la COP21, et rendu public le 8 octobre dernier, a montré qu'il serait nettement préférable de viser + 1,5 °C.

En effet, si même une telle hausse de la température moyenne à la surface de la terre aurait un impact important sur nos conditions de vie, dont les récentes catastrophes météorologiques ne sont que les prémices, la situation serait sans commune mesure si cette hausse atteignait +2 °C.

--

Complot marxiste ou volonté divine

Mais le contexte international a bien changé en trois ans, et on ne peut pas dire que la COP24 s'ouvre sous les meilleurs auspices. Qui pouvait prévoir en décembre 2015 que Donald Trump accéderait à la Maison Blanche un an plus tard et confirmerait en juin 2017 sa volonté de sortir de l'accord de Paris les États-Unis (14% des émissions mondiales de gaz à effet de serre) ? Ou encore que le Brésil se choisirait également un président climatosceptique, lequel vient d'ailleurs de refuser d'accueillir comme prévu la COP25 en 2019 ? Comme le relevait récemment le président de l'Ademe, Arnaud Leroy, entre complot marxiste et volonté divine, le changement climatique n'est pas toujours pris au sérieux.

Mais il y a pire  : la plupart des signataires ne respectent pas les engagements - insuffisants pour rester dans les limites arrêtées par l'accord de Paris - qu'ils s'étaient eux-mêmes fixés en amont de la COP21. D'après le Grantham Research Institute et le Centre for Climate Change Economics and Policy (CCCEP), ils ne seraient ainsi que 17 (sur 195) à être dans les clous, dont trois en Europe  : la Macédoine, le Monténégro et la Norvège. Et seuls 58 ont adopté des plans destinés à les mettre sur la bonne voie. À ce rythme, on se dirige tout droit vers une flambée des températures d'au moins 3 °C.

Newsletter

Climat & environnement

Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Illustration de la newsletter Climat & environnement

Pour la première fois depuis trois ans, les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse : + 0,7% entre  2016 et 2017 au niveau mondial, + 1,8% en Europe et + 3,2% en France. La tendance devrait se poursuivre en 2018.

Selon un récent rapport du PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement), les États doivent tripler leurs efforts pour rester sous la barre des 2 °C, et les quintupler pour espérer respecter le plafond de +1,5 °C.

Comme le souligne le coordonnateur du rapport, « l'écart (entre le niveau actuel des émissions et le niveau d'ambition de la COP21) est plus grand que jamais ». Il faudrait également atteindre un pic des émissions en 2020, ce que seulement 53 pays, comptant pour 40% des émissions mondiales, seraient en mesure de respecter. En outre, le volume des émissions mondiales devra être divisé par deux d'ici à 2030.

Forte mobilisation des acteurs non étatiques

Mais tout n'a pas été aussi noir au cours de ces trois dernières années. Les énergies renouvelables ont atteint un record de 178 gigawatts installés en 2017, et la finance climat n'a cessé de gagner du terrain, bien qu'à un rythme trop lent. Qui aurait pu prédire que la mobilisation des acteurs non étatiques, impulsée lors de la COP21, se poursuivrait avec une telle vigueur ?

Aux États-Unis, face à un président climatosceptique, des villes et des États ont réaffirmé des objectifs ambitieux. Quelques jours seulement après l'annonce du retrait, 125 villes, neuf États, 902 entreprises et 183 universités lançaient l'initiative "We Are Still In", confirmant, chacun à son niveau, ses plans pour que les États-Unis respectent leurs engagements. En septembre dernier, un rapport publié lors du Global Climate Action Summit (regroupant 4.000 représentants du monde économique, réunis à San Francisco à l'invitation du gouverneur de Californie, Jerry Brown, et de Michael Bloomberg), démontrait que même en l'absence d'action au niveau fédéral, le cumul de leurs actions suffirait à respecter cet "American pledge".

Autre avancée de ces dernières années : bien qu'un prix du carbone universel semble toujours hors de portée, 46 pays et 26 provinces, représentant 15% des émissions mondiales, ont désormais instauré une tarification carbone, dont les revenus se sont élevés à 32 milliards de dollars en 2017.

Les entreprises ne sont pas en reste : 830 sociétés représentant 16.900 milliards de dollars de capitalisation se sont ainsi regroupées au sein du réseau de réseaux We Mean Business pour y partager leurs bonnes pratiques et mutualiser leurs forces en matière climatique. Selon le dernier rapport de la Global Commission on the Economy and Climate, les bénéfices économiques de la transition écologique pourraient atteindre 26 000 milliards de dollars d'ici à 2030, et permettre la création de 65 millions d'emplois.

Les ambiguïtés de la neutralité carbone

En plus du passage à 100% d'énergies renouvelables (visé notamment par les entreprises du réseau RE100), la neutralité carbone devient le nouveau mantra. L'objectif, qui figure dans l'accord de Paris à l'horizon 2060-70, a depuis été adopté par de nombreux États, régions et villes, dont la Ville de Paris, l'État français ou encore l'Union européenne.

Mais cette neutralité à l'échelle mondiale, obtenue en absorbant la totalité des gaz à effet de serre émis, pose de nombreuses questions, recensées par l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) : chaque État doit-il devenir neutre en carbone ? Jusqu'à quel point les technologies à émissions négatives (TEN), qui absorbent plus de gaz à effet de serre qu'elles n'en produisent, peuvent-elles y contribuer ? Quels efforts supplémentaires consentir pour réduire au minimum les émissions, et jusqu'où, avant de les compenser ?

La popularité de la neutralité carbone, qui figure désormais aussi bien dans les slogans d'ONG que dans ceux des entreprises, et peut dessiner un cadre commun pour une action climatique ambitieuse, inquiète pourtant. Certains craignent en effet que ce concept n'incite à en rabattre sur les objectifs de réduction pour se concentrer sur la préservation de puits de carbone naturels (forêts, sols, écosystèmes côtiers) et le développement de technologies d'absorption. Faute de compétitivité économique en l'absence de prix du carbone suffisant, le captage et stockage de CO2 restent peu développés.

La bioénergie avec capture et stockage du carbone (BECCS) apparaît comme l'une des mesures les plus efficaces. Il s'agit de produire de l'énergie en brûlant de la ligno-cellulose (provenant de plantes, d'arbres ou de cultures agricoles) tout en piégeant les fumées afin d'en capter le CO2, pour le ­comprimer et le stocker dans des sites de stockage géologique. Mais, outre la quantité de terres, d'eau et de nutriments nécessaires et le potentiel conflit avec la production alimentaire, la BECCS pourrait avoir un impact irréversible sur la biodiversité et, comme la fertilisation des océans également envisagée, des effets imprévisibles sur le changement climatique. À ce stade, la capture directe d'air avec séquestration de carbone (DACCS) semble la TEN la moins risquée, mais elle n'en est encore qu'au stade des balbutiements.

Transformations rapides et de grande ampleur

Dans le rapport du Giec du 8 octobre, on peut lire qu'à condition de "transformations rapides et de grande ampleur de nos sociétés", les 1,5 °C sont à notre portée. C'est également la conviction de Bertrand Piccard, qui, avec sa fondation Solar Impulse, a entrepris de recenser puis labelliser un millier de solutions technologiquement faisables, aux impacts sociaux et environnementaux positifs, et économiquement rentables. Des solutions qu'il ira ensuite présenter aux gouvernements du monde entier.

Citant l'électrification, l'hydrogène, l'agriculture biologique, le captage et stockage (ou réutilisation) de CO2, les experts du Giec mettent néanmoins en garde  :

« L'efficacité de ces options est techniquement prouvée à différents niveaux mais leur déploiement à grande échelle devrait être limité par les capacités financières et d'acceptation sociale ainsi que par des contraintes institutionnelles et des caractéristiques inhérentes aux grands sites industriels. »

À lire également

  • COP24 : la Banque mondiale va mobiliser 200 milliards de dollars pour le climat
  • Villes et climat : des destins inextricablement liés
  • En France, une transition écologique dans la douleur

C'est pourquoi, pour reprendre les mots du climatologue Hervé Le Treut, « il faut laisser une place à l'hypothèse d'un réchauffement ». Autrement dit, combiner mesures d'atténuation destinées à limiter le réchauffement, et mesures d'adaptation permettant de résister aux effets inévitables d'un changement déjà à l'œuvre partout sur la planète. Pour le chercheur Patrick Criqui, spécialiste en économie du climat, la neutralité carbone implique d'adopter une approche rétroactive et non plus de travailler, comme on l'a fait jusqu'à présent, sur des déviations par rapport à une trajectoire. « Les poissons ont sauté du bocal », conclut-il.

Dominique Pialot

Sur le même sujet

La ministre de la Transition écologique Monique Barbut.

Énergie, bâtiment, agriculture, transports… La neutralité carbone en 2050 se prépare aujourd’hui

Le décret actant la nouvelle stratégie nationale de la France pour atteindre la neutralité carbone en 2050 et ainsi lutter contre le changement climatique a été publié, ce samedi matin, au Journal officiel.

Climat
La présidente de la Commission européenne, le 13 juillet 2026, à Bruxelles.

Marché carbone : Bruxelles revoit son système d’échange de quotas en ménageant les industriels

La Commission européenne a dévoilé ce vendredi une réforme de son marché carbone afin de l’aligner sur son objectif climatique de 2040. Sans renoncer au principe du pollueur-payeur, Bruxelles aménage son système afin de répondre à certaines demandes des industriels. La Tribune vous en révèle les détails.

Premium
Climat
Le dispositif « France Crédits biodiversité » permet d’acheter des unités de compensation par anticipation pour financer la restauration écologique d’un site naturel.

Compensation écologique : les Crédits biodiversité cherchent encore leur marché

Les grands projets d’aménagement (immobiliers, éoliens, photovoltaïques, grandes infrastructures) créent de la dette écologique qui doit être compensée. Le dispositif des Crédits biodiversité leur donne la possibilité de le faire par anticipation. Deux opérateurs portent des projets de renaturation de sites : CDC Biodiversité et l’entreprise héraultaise Biotope.

Premium
Environnement
Le violent incendie qui a ravagé le centre des Pyrénées-Orientales début juillet 2026 laisse un paysage désolé.

Incendies : un enjeu crucial d’aménagement du territoire

Le feu de Trévillach, dans les Pyrénées-Orientales, vient relancer les innombrables débats sur les moyens engagés pour lutter contre les flammes. Mais les pompiers préviennent : il faut maintenant renforcer la lutte passive. Et cela passe par l’aménagement du territoire.

Premium
Climat
Un agriculteur français moissonne son blé dans son champ, à Ligne, près de Nantes, en France, le 30 juin 2026.

Blé, orge, maïs : la production céréalière française s’effondre, des aides publiques réclamées

La canicule de 2026 aggrave la crise céréalière en France. Après des années difficiles, les récoltes s’annoncent catastrophiques, menaçant les revenus des agriculteurs : blé (-4 %), orge (-6 %) et maïs (-30 %). Les agriculteurs, déjà fragilisés, font face à une situation inédite.

Premium
Agriculture et Agroalimentaire
L'incendie de Trévillach, démarré le 4 juillet 2026 dans les Pyrénées-Orientales, a touché 180 exploitations agricoles, dont 165 hectares de vergers fruitiers (photo).

Incendie de Trévillach, dans les Pyrénées-Orientales : 180 exploitations agricoles touchées

Les cendres fument encore parfois, mais il faut avancer pour dresser le bilan de l’incendie qui, démarré le 4 juillet, a parcouru près de 5 000 hectares et en a détruit 4 000 autour d’Ille-sur-Têt, dans les Pyrénées-Orientales. La chambre d’agriculture a présenté, le 15 juillet, un premier bilan provisoire des dégâts.

Premium
Climat
L'ancienne ministre de la Santé et présidente du think tank Évidences, Agnès Buzyn.

Agnès Buzyn : « Il faut arrêter de dénigrer nos agences sanitaires sous prétexte que leurs avis ne plaisent pas »

Alors que le projet de loi d'urgence agricole arrive devant la commission mixte paritaire, l'ancienne ministre de la Santé et présidente du think tank Évidences, Agnès Buzyn, livre à La Tribune son analyse de la place de la science dans la décision publique. Elle appelle à une transparence totale des arbitrages politiques et défend avec force la rigueur de nos agences sanitaires face aux instrumentalisations de tous bords.

Premium
Agriculture et Agroalimentaire
Les aliments de base, comme les céréales et les légumineuses, représentent 13% du coût d'une alimentation saine.

Le coût d'une alimentation saine bondit de 25% en cinq ans

Le coût quotidien d'une alimentation saine s'élève désormais à 4,28 dollars par personne. Selon de nouvelles données de la FAO publiées mercredi, cette hausse de 25% en cinq ans prive 2,69 milliards de personnes d'une nutrition adéquate. Cela représente près d'un tiers de la population mondiale.

Agriculture et Agroalimentaire